Le Haut Conseil islamique du Mali a remis jeudi au gouvernement un texte consacré à la prévention des discours extrémistes et à la promotion d’un discours religieux favorable à la paix. Les autorités souhaitent associer davantage les responsables religieux et les communautés aux actions de prévention.
Ibrahim Kontao, premier vice-président du Haut Conseil islamique du Mali, a remis le « Document de Bamako pour la déconstruction du discours extrémiste » au Premier ministre Abdoulaye Maïga lors d’une cérémonie au Centre international de conférences de Bamako.
Le chef du gouvernement recevait le document au nom du président de la Transition, Assimi Goïta.
Selon la Primature, le texte est présenté comme une contribution à la prévention des discours extrémistes et à la promotion d’un discours religieux fondé sur la paix et la responsabilité.
Ibrahim Kontao a appelé à sa diffusion auprès des communautés musulmanes et plaidé pour une réponse adaptée aux discours utilisés par les groupes extrémistes.
Le Premier ministre a pour sa part demandé l’implication des organisations religieuses, de la société civile et des institutions publiques dans la diffusion et l’application des recommandations du document.
Les autorités maliennes indiquent vouloir associer à la réponse sécuritaire des actions de prévention, de sensibilisation et de dialogue avec les responsables religieux et les communautés.
La démarche rejoint le Comité de réflexion sur la prévention des troubles dans l’espace religieux, créé à l’initiative du chef de l’État pour favoriser la concertation entre responsables religieux.
Abdoulaye Maïga a également appelé à renforcer la protection des jeunes contre les discours de haine, l’intolérance et les appels à la violence.
Des responsables de différentes confessions religieuses ont participé à la cérémonie de jeudi.
Le contenu intégral du Document de Bamako et le détail de ses recommandations n’étaient pas joints à la communication officielle publiée à l’issue de la cérémonie.
MD/te/Sf/APA





