Le président zambien Hakainde Hichilema a investi mercredi 24 ministres et 10 ministres provinciaux, achevant ainsi la formation de son gouvernement pour son deuxième mandat, après sa réélection en août.
La cérémonie, organisée à State House, à Lusaka, marque l’aboutissement d’une restructuration gouvernementale destinée, selon le chef de l’État, à accélérer la mise en œuvre de son programme de développement au cours des cinq prochaines années.
À cette occasion, Hichilema a expliqué que la réorganisation des ministères visait à améliorer les performances de l’administration et à garantir une répartition plus équitable des retombées du développement entre les différentes régions du pays.
« En tant que gouvernement, nous avons le devoir et la responsabilité de garantir un développement équitable à l’ensemble de notre population. C’est pourquoi nous avons soigneusement restructuré et réorganisé les ministères afin que l’appareil gouvernemental réponde aux besoins de la population zambienne », a-t-il déclaré.
Parmi les nominations figure celle de Brenda Tambatamba, devenue la première femme à diriger le ministère des Mines et du Développement minéral en Zambie, deuxième producteur de cuivre d’Afrique.
L’ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et des Arts, Elvis Nkandu, a été nommé à la tête du ministère de l’Information et des Médias, où il exercera également les fonctions de principal porte-parole du gouvernement. Frank Moyo, ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, prend, quant à lui, la direction du ministère de l’Agriculture.
Ces nominations font suite à la désignation, peu après son investiture le 1er septembre, de quatre ministres chargés de portefeuilles stratégiques : les Finances et la Planification nationale, la Santé, les Affaires étrangères et la Coopération internationale, ainsi que l’Économie verte et l’Environnement.
La prestation de serment de mercredi a également consacré l’entrée en fonction de responsables affectés à plusieurs départements nouvellement créés, notamment ceux du Commerce et des Exportations, du Pétrole, de l’Électricité, de l’Industrie, de la Culture et des Arts, ainsi que des Compétences et de l’Enseignement supérieur.
Le nouveau gouvernement aura pour mission de mettre en œuvre le programme « Grow Zambia Agenda », qui constitue le principal cadre d’action du second mandat de Hichilema. Durant son premier mandat, son administration a notamment conduit un processus de restructuration de la dette souveraine, tout en faisant face à de graves pénuries d’électricité provoquées par la sécheresse.
Dans le cadre de ce programme, les autorités ambitionnent de porter la production annuelle de cuivre à trois millions de tonnes d’ici à 2031, d’augmenter la production céréalière à 10 millions de tonnes, de porter la capacité de production d’électricité à 10 gigawatts et d’attirer cinq millions de touristes par an.
JN/lb/te/APA





