Le président de la Transition du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a présidé jeudi la rentrée solennelle des cours et tribunaux 2026-2027 à Niamey, appelant à une justice proactive et résolument tournée vers la défense des intérêts de la Nation.
Placée sous le thème « Le rôle de la justice dans l’affirmation de la souveraineté nationale », la cérémonie s’est tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, en présence du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), du gouvernement, ainsi que de délégations venues du Burkina Faso et du Mali, pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État a souligné que « rendre la justice au nom du peuple nigérien » constitue l’une des expressions les plus élevées de la souveraineté. Articulant son propos autour de trois axes principaux — interne, économique et international —, le général Tiani a plaidé pour une posture offensive de l’appareil judiciaire face aux enjeux stratégiques contemporains.
Le chef de la transition a notamment appelé les magistrats et praticiens du droit à faire preuve d’« ingénierie juridique » pour défendre l’État face aux litiges internationaux, garantir le recouvrement des réparations financières accordées au pays et promouvoir le principe de souveraineté des États garanti par la Charte des Nations Unies.
Tout en réaffirmant l’engagement des autorités à doter l’appareil judiciaire de moyens matériels, humains et technologiques accrus malgré un contexte économique contraint, le général Tiani a exhorté le corps judiciaire à inscrire son action dans la dynamique de la « Refondation », loin des considérations corporatistes ou idéologiques.
TE/Sf/APA





