La modernisation de l’administration guinéenne franchit une nouvelle étape avec la validation du cadre réglementaire de la signature électronique.
Réunis le mercredi 21 octobre 2026 à l’initiative du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, les acteurs institutionnels concernés ont engagé un examen des textes destinés à sécuriser les actes numériques et à faciliter la dématérialisation des procédures administratives.
Au cœur des échanges : la nécessité de bâtir un dispositif juridique fiable, capable de garantir la valeur des documents électroniques, de protéger les droits des citoyens et de clarifier les responsabilités des institutions impliquées.
Présidant les travaux au nom du Premier ministre, le Dr Daouda Kamissoko a mis l’accent sur la fiabilité du système, la sécurité des actes numériques et la protection des usagers. Des exigences essentielles pour instaurer un climat de confiance autour des démarches administratives dématérialisées.
De son côté, le ministre Faya François Bourouno a appelé à un examen rigoureux des textes, à leur harmonisation et à l’arbitrage des points encore en discussion. L’objectif est de parvenir à un cadre réglementaire cohérent, adapté aux ambitions de transformation numérique de l’État.
Au-delà de la technologie, l’enjeu est institutionnel. La signature électronique ne constitue pas seulement un outil destiné à remplacer le paraphe manuscrit. Elle doit permettre de renforcer l’authenticité des documents, de sécuriser les échanges et de rendre les procédures administratives plus fluides. Sa mise en œuvre suppose toutefois des règles claires, des mécanismes de contrôle appropriés et une protection effective des données et des droits des usagers.
Pour les citoyens comme pour les entreprises, la dématérialisation pourrait contribuer à réduire les déplacements, les délais de traitement et les contraintes liées à la circulation des dossiers physiques. Mais les bénéfices attendus dépendront de la capacité des services publics à s’approprier ces outils, de leur accessibilité et de la fiabilité des infrastructures numériques.
Cette initiative s’inscrit dans les ambitions du programme Simandou 2040, qui place la transformation du pays parmi les enjeux de développement à long terme. La perspective d’une administration « zéro papier » traduit ainsi une volonté de moderniser les pratiques publiques et d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.
La validation du cadre réglementaire représente une étape dans ce processus. Le véritable défi sera désormais de traduire les textes en dispositifs opérationnels, accessibles et sécurisés. Car une administration numérique ne se mesure pas uniquement au nombre de documents dématérialisés, mais aussi à sa capacité à simplifier concrètement les démarches, à garantir la confiance des citoyens et à assurer la continuité du service public.
TE/APA





