Les députés de la 10ᵉ législature renforcent leurs connaissances du processus budgétaire et du budget-programme, dans un contexte de réforme de la gestion des finances publiques en Guinée. L’objectif est de mieux outiller les parlementaires pour examiner les choix budgétaires de l’État et assurer le suivi de l’utilisation des ressources publiques.
L’Assemblée nationale, en collaboration avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget (MEFB), a ouvert mercredi des journées de renforcement des capacités consacrées à la préparation, à l’exécution et au contrôle du budget de l’État.
Au-delà de l’appropriation des mécanismes budgétaires, cette initiative pose la question du rôle du Parlement dans l’amélioration de la qualité de la dépense publique. Il s’agit notamment de permettre aux élus de mieux apprécier la cohérence entre les crédits alloués, les objectifs annoncés et les résultats obtenus.
Prenant part à la cérémonie d’ouverture, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a salué l’initiative du président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma, soulignant l’importance du contrôle parlementaire dans le suivi de l’utilisation des ressources publiques.
Le passage au budget-programme constitue l’un des enjeux majeurs de cette démarche. Cette approche vise à orienter davantage la gestion budgétaire vers les objectifs, les indicateurs de performance et les résultats, au-delà de la seule répartition des crédits entre les administrations.
Pour les députés, la maîtrise de ces outils représente un enjeu dans l’examen des politiques publiques, le suivi des engagements gouvernementaux et l’évaluation de l’impact des dépenses sur les conditions de vie des populations.
La ministre a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale afin de consolider les réformes budgétaires engagées. Celles-ci s’inscrivent, selon elle, dans la vision de développement portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme Simandou 2040.
Au-delà des échanges techniques, l’efficacité de cette démarche dépendra toutefois de la capacité des parlementaires à mobiliser les connaissances acquises dans leur travail de contrôle et d’évaluation. La transparence dans l’exécution du budget, la disponibilité des informations sur les résultats et le suivi des recommandations demeurent des éléments importants pour apprécier les effets concrets de la réforme.
L’enjeu est ainsi de faire du budget-programme un instrument de performance et de redevabilité, afin que les ressources mobilisées par l’État contribuent davantage aux priorités de développement de la Guinée.
TE/APA





