Réuni ce mardi 20 octobre sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri, le Conseil de gouvernement marocain a adopté le projet de loi de finances PLF pour l’exercice 2027.
Le texte du PLF 2027, qui a été adopté déjà en Conseil des ministres, doit désormais être déposé à la Chambre marocaine des représentants, conformément au calendrier fixé par la loi organique relative à la loi de finances.
Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, l’Exécutif annonce avoir examiné et approuvé le texte, présenté par Fouzi Lekjaa, ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique. L’adoption du texte intervient après la présentation lundi par la Cheffe du gouvernement du programme gouvernemental au Parlement.
Cette adoption ouvre la voie à son dépôt au Parlement, première étape de son examen législatif. Le texte sera ensuite soumis à l’examen des parlementaires, avant son adoption définitive et sa promulgation.
Les 0rientations générales du PLF 2027 avaient été présentées samedi dernier en Conseil des ministres, présidé par le roi Mohammed VI. Ce projet repose sur cinq priorités principales. La première concerne la restauration du pouvoir d’achat des citoyens et la consolidation des fondements d’un État social durable. À partir de 2027, le gouvernement prévoit d’engager une réforme structurelle des marchés et des prix et de prendre plusieurs mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat. Le cabinet El Mansouri entend également poursuivre la généralisation de la couverture sanitaire et garantir la pérennité de ses régimes, tout en augmentant le montant des aides sociales directes.
Cette priorité prévoit aussi de redoubler d’efforts pour améliorer les systèmes publics de santé et d’éducation et de renforcer l’accès à un logement décent à travers la mise en œuvre du programme d’aide directe au logement.
La deuxième priorité porte sur l’intégration des jeunes dans l’éducation, la formation et l’emploi décent. Le gouvernement prévoit de lancer un programme national intégré pour la période 2027-2031. Ce programme reposera sur l’orientation des jeunes vers des dispositifs de formation et d’accompagnement professionnel, ainsi que sur la facilitation de leur accès au financement, aux mécanismes de garantie et aux marchés. La troisième priorité concerne l’accélération de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.
Cette orientation prévoit de revoir la répartition des compétences des régions selon une logique de clarté et d’efficacité, de renforcer les mécanismes de coordination et de contractualisation entre l’État et les régions, ainsi que d’assurer la pleine mise en œuvre de la charte de déconcentration administrative.
Le gouvernement entend accélérer le déploiement de cette nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, en mobilisant des crédits estimés à 25 milliards de dirhams (près de 2,3 milliards d’euros). Quant à la quatrième priorité, elle vise à consolider la souveraineté stratégique du Maroc dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de l’alimentation et du numérique. Les mesures annoncées portent aussi sur le renforcement de la sécurité hydrique, l’accélération du programme de développement des énergies renouvelables et la poursuite de la mise en œuvre de l’offre marocaine en matière d’hydrogène vert.
Elles comprennent également le déploiement progressif de la feuille de route relative aux infrastructures gazières, parallèlement à des mesures destinées à garantir la sécurité alimentaire et à renforcer la souveraineté numérique nationale. La cinquième priorité consiste à bâtir une économie forte, capable de financer les ambitions sociales et souveraines du Royaume, tout en accélérant les réformes institutionnelles et en préservant la stabilité des équilibres macroéconomiques et financiers.
Le projet de loi de finances 2027 accorde aussi une attention particulière au renforcement de l’investissement privé. Il prévoit de consolider les mécanismes de soutien inscrits dans la Charte de l’investissement et de poursuivre la réforme des centres régionaux d’investissement, avec un accent particulier sur l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises.
AK/Sf/APA





