Le Botswana s’apprête à accroître ses exportations d’agrumes vers la Chine en concluant des accords permettant à ses produits de bénéficier du régime de droits de douane nuls appliqué par Pékin aux marchandises africaines, a déclaré le président Duma Boko.
A la veille de sa première visite d’État en Chine depuis son entrée en fonction, M. Boko a affirmé que cette initiative pourrait ouvrir
d’importantes perspectives pour le Botswana en lui donnant accès au
marché chinois dans le cadre de cet accord commercial préférentiel.
« En ce qui concerne le Botswana, nous allons conclure des accords permettant à nos agrumes d’entrer en Chine en franchise de droits de douane, ce qui représente un avantage considérable pour notre pays », a déclaré M. Boko lors d’un entretien avec l’agence Xinhua.
Cette offensive à l’exportation fait suite à la décision de la Chine, entrée en vigueur le 1er mai dernier, d’étendre le régime de droits de douane nuls aux 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.
Cette mesure offre concrètement aux produits africains éligibles un
accès sans droits de douane à l’un des plus vastes marchés de
consommation au monde.
M. Boko a salué cette initiative, soulignant qu’elle ouvrait aux
produits africains un marché d’environ 1,4 milliard de consommateurs et qu’elle était susceptible de renforcer les liens commerciaux entre la Chine et le continent.
Le dirigeant botswanais a indiqué que son gouvernement considérait
l’agriculture comme l’un des secteurs pouvant tirer parti d’un
approfondissement des relations économiques avec la Chine.
Au-delà des agrumes, le Botswana cherche à développer la coopération
commerciale et industrielle avec des entreprises chinoises, notamment dans les domaines de la transformation des minerais et de l’industrie manufacturière, afin de diversifier son économie et de réduire sa forte dépendance aux exportations de diamants.
M. Boko a affirmé que des partenariats avec des entreprises chinoises ayant investi massivement dans la recherche et le développement pourraient aider le Botswana à bâtir des industries à forte valeur ajoutée et à renforcer sa capacité à répondre à la demande des marchés internationaux.
Il a également mis en avant les opportunités d’une coopération accrue dans les secteurs de l’économie numérique, des énergies renouvelables, du stockage d’énergie et des infrastructures électriques, autant de domaines qu’il a qualifiés d’essentiels pour le programme de transformation économique du Botswana.
Selon M. Boko, le Botswana entend s’appuyer sur une relation de longue date et mutuellement bénéfique avec la Chine, pays qui, depuis de nombreuses années, fournit une aide au développement et soutient des projets d’infrastructure et des initiatives économiques dans cette nation d’Afrique australe.
JN/fss/Sf/APA





