Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé mardi le retrait de ses combattants de Kidal. Le même jour, l’armée malienne a confirmé une opération aéroterrestre menée avec ses partenaires russes dans la région, sans revendiquer la reprise de la ville.
La situation militaire a connu une nouvelle évolution, mardi 6 octobre, à Kidal, près de six mois après le départ des forces gouvernementales de cette ville stratégique du nord du Mali.
Dans un communiqué signé par son porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, le Front de libération de l’Azawad a déclaré avoir ordonné le retrait de ses combattants de la localité. Le mouvement présente cette décision comme temporaire et affirme l’avoir prise sans affrontement terrestre direct avec l’armée malienne.
Le FLA attribue son repli à la pression exercée par les opérations aériennes conduites dans la zone.
Quelques heures après la diffusion de ce communiqué, l’état-major général des Armées a annoncé que les Forces armées maliennes et leurs partenaires russes avaient engagé des « opérations aéroterrestres d’envergure » dans la région de Kidal.
Selon la communication militaire, ces opérations s’inscrivent dans la réadaptation du dispositif de l’opération Dougoukoloko.
Kidal était passée hors du contrôle des forces gouvernementales après les attaques coordonnées du 25 avril contre plusieurs villes et installations militaires du pays. L’armée avait alors redéployé une partie de son dispositif vers Anéfis, localité située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.
Les semaines suivantes ont été marquées par des combats autour d’Anéfis, l’arrivée de renforts maliens et russes ainsi que des frappes aériennes sur plusieurs positions signalées à Kidal et dans ses environs. L’annonce du 6 octobre confirme le passage à une phase plus large de l’opération militaire.
Ancien bastion des mouvements rebelles touaregs, Kidal avait été reprise par l’armée malienne en novembre 2023, après le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.
Le retrait annoncé du FLA pourrait modifier le rapport de force dans la ville. Le contrôle effectif de Kidal et la localisation des combattants du mouvement restaient cependant à établir mardi après-midi, en l’absence d’une confirmation indépendante ou d’un communiqué militaire annonçant la reconquête de la localité.
MD/te/APA





