La Banque centrale du Nigeria (CBN) indique que les entrées de capitaux au Nigeria ont augmenté de 101,8 % en glissement annuel, atteignant 16,41 milliards de dollars au cours des cinq mois s’achevant en mai 2026, contre 8,13 milliards de dollars à la même période en 2025.
Selon une analyse effectuée par le journal Vanguard sur la base des rapports économiques mensuels de la CBN de janvier à mai 2026, cette croissance des entrées de capitaux a été portée par les investissements de portefeuille étrangers (FPI), qui ont bondi de 114,42 % en glissement annuel pour s’établir à 15,61 milliards de dollars au cours des cinq premiers mois de 2026, contre 7,28 milliards de dollars sur la même période en 2025.
Par conséquent, la part des FPI dans le total des entrées de capitaux a progressé, passant de 89,54 % au cours des cinq premiers mois de 2025 à 95,12 % sur la même période en 2026.
Le rapport signale toutefois que les investissements directs étrangers (IDE) et les « autres investissements » ont enregistré des baisses respectives de 9,5 % et 7,69 % en glissement annuel au cours des cinq premiers mois de 2026.
Il note que les IDE ont reculé à 0,19 milliard de dollars sur cette période, contre 0,21 milliard de dollars un an plus tôt, tandis que les autres investissements — incluant les prêts étrangers et les crédits commerciaux — sont passés de 0,65 milliard de dollars à 0,60 milliard de dollars.
En variation mensuelle, le total des entrées de capitaux a diminué de 14,8 % en février, s’établissant à 3 milliards de dollars, contre 3,52 milliards de dollars en janvier.
Il a toutefois connu un net rebond de 28,3 % en mars, pour atteindre 3,85 milliards de dollars, avant de reculer de 26,8 % en avril, à 2,82 milliards de dollars. Les entrées de capitaux ont de nouveau progressé en mai, augmentant de 14,2 % pour atteindre 3,22 milliards de dollars.
L’évolution mensuelle a révélé que la volatilité du volume total des entrées de capitaux était largement imputable aux fluctuations des investissements de portefeuille (FPI), qui ont représenté plus de 90 % du total des flux au cours de chacun des cinq mois étudiés.
Les investissements de portefeuille ont reculé de 14,8 % d’un mois à l’autre en février, passant de 3,37 milliards de dollars en janvier à 2,87 milliards de dollars. Ils ont ensuite bondi de 26,1 % pour atteindre 3,62 milliards de dollars en mars, avant de chuter de 26,5 % à 2,66 milliards de dollars en avril. En mai, ces investissements ont rebondi de 16,2 % pour s’établir à 3,09 milliards de dollars.
Les investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 33,3 % d’un mois à l’autre en février, passant de 0,03 milliard de dollars en janvier à 0,04 milliard de dollars, puis ont encore progressé de 50 % pour atteindre 0,06 milliard de dollars en mars. Ils ont ensuite chuté de 50 % à 0,03 milliard de dollars en avril et sont restés stables à ce niveau en mai.
La catégorie « autres investissements » a également connu des fluctuations au cours de la période. Les flux ont diminué de 25 % d’un mois à l’autre en février, passant de 0,12 milliard de dollars en janvier à 0,09 milliard de dollars, avant de connaître une forte hausse de 77,8 % pour atteindre 0,16 milliard de dollars en mars.
Les rapports indiquent que ces flux ont par la suite reculé de 12,5 % pour s’établir à 0,14 milliard de dollars en avril, avant de baisser à nouveau de 35,7 % pour atteindre 0,09 milliard de dollars en mai.
GIK/fss/te/APA





