Le Mali a ouvert mercredi la révision annuelle de ses listes électorales pour une période de trois mois. L’opération se déroule alors qu’aucune date n’a été annoncée pour une élection nationale.
Les autorités maliennes ont lancé, mercredi 1er octobre, la révision annuelle des listes électorales, sous la conduite du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).
Prévue jusqu’au 31 décembre 2026, l’opération permet d’inscrire les nouveaux majeurs, de radier les personnes décédées ou privées de leurs droits civiques et de transférer les électeurs ayant changé de résidence.
Les démarches peuvent être effectuées dans les mairies, ainsi que dans les ambassades et consulats pour les Maliens établis à l’extérieur. Les électeurs peuvent également consulter leurs informations sur la plateforme ralemali.ml.
La loi électorale malienne prévoit une révision des listes du 1er octobre au 31 décembre de chaque année. Les listes sont permanentes et constituées à partir de la base biométrique de l’état civil, chaque électeur étant identifié par son numéro NINA.
La campagne de 2025 avait couvert les 815 communes du pays, les sept arrondissements de Bamako, ainsi que 48 missions diplomatiques et postes consulaires. Le nombre actuel d’électeurs inscrits et les objectifs chiffrés de l’opération de 2026 n’ont pas encore été communiqués.
Contexte
Cette mise à jour du fichier intervient en l’absence de calendrier électoral annoncé. La présidentielle, initialement prévue en février 2022 puis envisagée pour 2024, avait été reportée. Le dernier scrutin organisé à l’échelle nationale reste le référendum constitutionnel de juin 2023.
En mai 2025, les autorités de transition ont dissous les partis politiques et interdit les réunions de leurs membres. Deux mois plus tard, une révision de la Charte de la Transition a accordé au général Assimi Goïta les fonctions de chef de l’État pour une durée de cinq ans, renouvelable « autant de fois que nécessaire » jusqu’à la pacification du pays.
Le même texte précise que cette période peut être écourtée lorsque les conditions d’une élection présidentielle « transparente et apaisée » seront réunies. Il maintient également l’organisation des élections générales parmi les missions de la Transition.
La révision ouverte mercredi permet ainsi d’entretenir le fichier électoral et les structures nécessaires à de futurs scrutins. Elle ne constitue ni une convocation du corps électoral ni l’annonce d’une échéance électorale.
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