À l’horizon 2035, le Mali vise une baisse de 25,25 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, l’agriculture et les déchets. Sa nouvelle contribution climatique a franchi jeudi l’étape de la validation technique.
La troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) fixe un objectif de réduction des émissions de 25,25 % d’ici à 2035 par rapport au scénario de référence.
Cet objectif a été présenté jeudi 1er octobre à Bamako, lors de l’atelier de validation du document présidé par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.
Couvrant la période 2025-2035, la CDN 3.0 doit orienter les politiques maliennes de réduction des émissions et d’adaptation aux effets du changement climatique. Son élaboration a associé des représentants des administrations publiques, des collectivités, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Les contributions déterminées au niveau national regroupent les engagements pris par chaque État signataire de l’Accord de Paris. Elles sont actualisées périodiquement afin de renforcer les objectifs climatiques et de préciser les mesures retenues pour les atteindre.
Le Mali avait soumis sa précédente contribution actualisée à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques le 11 octobre 2021. Celle-ci prévoyait des objectifs distincts dans l’agriculture, l’énergie, les forêts et l’utilisation des terres ainsi que dans la gestion des déchets.
Le nouvel objectif de 25,25 % repose sur une échéance et un périmètre différents. Sa comparaison avec les engagements de 2021 nécessitera la publication du document complet et de ses hypothèses de calcul.
Financement
Durant les travaux préparatoires engagés en 2025, l’Agence de l’environnement et du développement durable avait estimé à 12,3 milliards de dollars le coût global des actions d’atténuation et d’adaptation alors envisagées. Le montant correspondant à la version validée le 1er octobre reste à préciser.
La mobilisation des ressources doit associer le budget national, le secteur privé et les mécanismes internationaux de financement climatique. Les autorités maliennes veulent également aligner cette feuille de route sur la Vision Mali 2063 et les priorités nationales de développement.
La CDN 3.0 n’apparaissait pas encore jeudi dans le registre officiel de la Convention des Nations unies sur le climat, qui répertoriait toujours la contribution soumise par le Mali en 2021. Sa transmission formelle constituera la prochaine étape internationale du processus.
MD/te/APA





