La Délégation de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a ouvert, mercredi à N’Djaména, un atelier consacré à la validation du Plan d’urgence de l’Aéroport international Hassan-Djamous.
Placée sous l’égide du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, une rencontre réunit à N’Djaména les différents acteurs susceptibles d’intervenir en cas de situation d’urgence sur la plateforme aéroportuaire tchadienne de Hassan Djamous, en présence d’une délégation de l’ASECNA.
Services aéroportuaires, forces de sécurité, équipes de secours, structures sanitaires, autorités administratives et partenaires du secteur aérien prennent part aux travaux autour de la validation du Pkan d’urgence de cette plateforme internationale. L’objectif est de clarifier les responsabilités de chaque intervenant, de renforcer les mécanismes de coordination et de s’assurer de la mobilisation rapide des moyens en cas d’incident.
Dans son allocution, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale a souligné l’ambition des autorités de faire de l’aéroport Hassan-Djamous une plateforme répondant aux exigences de sécurité et de sûreté.
« Notre vision est claire : faire de l’Aéroport international Hassan-Djamous, principale porte d’entrée de notre pays par voie aérienne, un lieu débarrassé de toute inquiétude », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’une bonne coordination et de l’interopérabilité entre les différents acteurs.
Une plateforme en pleine modernisation
La validation du Plan d’urgence intervient dans un contexte de modernisation de l’aéroport international Hassan-Djamous.
Le chantier de remise aux normes des pistes a été lancé le 15 janvier 2025 par le Premier ministre Allah Maye Halina. Financé conjointement par l’Agence française de développement (AFD) et l’État tchadien à hauteur de 32,5 millions d’euros, le projet est exécuté par l’entreprise française Razel.
Les travaux portent notamment sur la rénovation et le prolongement de la piste principale, le revêtement des infrastructures existantes ainsi que l’intégration de systèmes répondant aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Le programme prévoit également le réaménagement et l’extension du pavillon présidentiel, la rénovation de l’aérogare et l’extension du parking avion.
Ces investissements visent notamment à renforcer les capacités d’accueil de la plateforme, dans un contexte marqué par la progression du trafic aérien au cours des dix dernières années, tout en améliorant les conditions d’accueil des passagers, des compagnies aériennes et des différents intervenants du secteur.
Vers la certification de l’aéroport
Au-delà des infrastructures, les autorités entendent renforcer les procédures et les mécanismes d’intervention d’urgence. La validation du Plan d’urgence constitue ainsi une étape de la démarche engagée en vue de la certification de l’aéroport par l’OACI.
Le document doit notamment définir les procédures d’alerte, les responsabilités des différents intervenants, les chaînes de commandement et les modalités de mobilisation des ressources en cas de crise.
À l’issue de l’atelier, les recommandations formulées devraient servir de base à la mise en œuvre du Plan d’urgence. Elles devront également permettre l’organisation d’exercices de simulation, d’abord sur table puis en grandeur nature, afin d’évaluer la capacité de réaction des équipes et d’apporter, au besoin, les ajustements nécessaires.
CA/te/Sf/APA





