La mise en service de l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP) a été reportée à juin 2027, en raison notamment de perturbations dans l’acheminement de certains équipements depuis le Moyen-Orient, a indiqué l’Autorité pétrolière de l’Ouganda (PAU).
Initialement prévue pour le 1er octobre, l’ouverture de l’EACOP nécessite encore la livraison et l’installation de composants essentiels, notamment pour les systèmes de comptage, l’instrumentation électrique et les télécommunications. La mise en service est ainsi renvoyée au mois de juin 2027.
Selon des experts en ingénierie, les différents maillons de la chaîne pétrolière, des champs de production aux installations centrales de traitement, en passant par l’oléoduc, les stations de pompage et le terminal d’exportation, doivent être soumis à des essais et procédures de mise en service avant le début des exportations de brut.
Long de 1 443 kilomètres, l’EACOP doit relier les champs pétrolifères de l’ouest de l’Ouganda au terminal d’exportation de Tanga, en Tanzanie.
Les autorités ougandaises indiquent désormais que l’oléoduc devrait être prêt à recevoir le pétrole brut vers la mi-décembre, tandis que le démarrage de la production commerciale est attendu avant la fin juin 2027.
Ce nouveau calendrier constitue un énième report pour le secteur pétrolier ougandais. La première production, initialement annoncée autour de 2018, avait déjà été successivement repoussée à 2020, 2025 puis 2026.
Le premier chargement destiné à l’exportation était auparavant attendu en octobre 2026.
Le projet EACOP, porté par ses promoteurs comme une infrastructure majeure pour l’exploitation des ressources pétrolières de l’Ouganda, est également contesté par des organisations de la société civile et des défenseurs de l’environnement.
Ces derniers dénoncent notamment ses conséquences potentielles sur les communautés affectées, les déplacements liés à l’acquisition des terres, la perte de moyens de subsistance ainsi que ses impacts environnementaux et climatiques.
Les promoteurs du projet, qui approchent de l’achèvement de l’oléoduc et ont notamment présenté le brut ougandais sous l’appellation commerciale « Pearl Sweet », maintiennent leur objectif de parvenir à une production et à des exportations commerciales.
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