Plusieurs syndicats ont déposé des préavis de grève couvrant la période du 28 septembre au 2 octobre au complexe aurifère Loulo-Gounkoto, l’un des principaux sites de production d’or du Mali, faisant peser un risque sur la reprise progressive de l’activité après le long différend opposant l’État malien au groupe canadien Barrick.
Les travailleurs de la Société des mines de Loulo (Somilo SA) et de Gounkoto SA prévoient chacun un arrêt de travail de quatre jours, du 28 septembre au 1er octobre. Ils dénoncent notamment l’absence de réponse satisfaisante à des revendications transmises depuis février.
Leurs demandes portent notamment sur la rémunération des heures supplémentaires, le remboursement des frais de mission et l’application de certains accords conclus avec les travailleurs.
Les employés de Food & Events Africa, société prestataire chargée de la restauration et de services d’appui sur les deux sites, ont pour leur part annoncé un mouvement de cinq jours, du 28 septembre au 2 octobre. Leurs représentants réclament l’exécution d’engagements relatifs aux avantages sociaux, aux heures supplémentaires et aux conditions de travail.
Un autre mouvement est annoncé du 29 septembre au 1er octobre par des syndicats de la Direction nationale de la géologie et des mines et d’autres services de l’administration minière. Leurs revendications portent notamment sur les salaires, les indemnités et les primes sectorielles.
Ces préavis interviennent alors que Barrick tente de stabiliser les opérations de Loulo-Gounkoto après plusieurs mois de conflit avec l’État malien autour notamment des impôts, de l’application du nouveau Code minier et du partage des revenus.
Le complexe avait été placé sous administration provisoire avant que Barrick n’en reprenne le contrôle opérationnel en décembre 2025. La production a ensuite redémarré progressivement pour atteindre environ 190 000 onces d’or au premier semestre 2026, un niveau encore inférieur à celui enregistré avant le différend.
Une succession d’arrêts de travail pourrait affecter à la fois les activités d’extraction et plusieurs services indispensables au fonctionnement quotidien du complexe. Elle interviendrait également dans un secteur qui constitue une importante source de recettes d’exportation et de revenus budgétaires pour le Mali.
À mardi, Barrick et le ministère malien des Mines n’avaient pas annoncé publiquement la conclusion d’un accord susceptible d’entraîner la levée des préavis. Des discussions pourraient toutefois se poursuivre avant le début des mouvements annoncés.
MD/te/APA





