Et si le temps ne s’écoulait pas simplement du passé vers le futur ? C’est autour de cette interrogation audacieuse que l’auteur burkinabè Komi Salif Sarof a échangé, ce jeudi 10 septembre 2026, avec le public et les professionnels des médias, à Abidjan.
L’événement, une séance de dédicace organisée par le Groupe ECC, s’est tenu à la Librairie Carrefour Siloé à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, marquant le lancement officiel du nouvel ouvrage de l’écrivain Salif Sarof, intitulé « La Porte du Temps. »
Passionné par la question du temps sous ses angles tant philosophiques que scientifiques, Komi Salif Sarof n’en est pas à son premier essai. La Porte du Temps se présente comme la suite logique de son premier livre, Le Temps en théorie quantique, que certains lecteurs avaient jugé trop spécialisé et technique.
Avec ce nouvel opus de 107 pages, l’auteur a souhaité rendre sa réflexion plus accessible tout en maintenant une volonté ferme : questionner les conceptions établies et contribuer à une meilleure compréhension des réalités de l’existence humaine.
Un ouvrage thérapeutique pour « mieux réaliser sa vie »
Dans cet ouvrage, l’écrivain prend le contre-pied direct de l’enseignement traditionnel. Pour lui, le temps est statique et ne s’écoule aucunement. Ce sont plutôt les réalités soumises à son cours qui évoluent, et ce, dans un sens surprenant : du futur vers le passé, en traversant le présent comme une seconde « dimension » naturelle.
« Le temps, c’est le futur d’abord, puis le présent et le passé », soutient l’auteur, invitant ainsi à opérer un véritable déplacement du regard sur notre rapport à l’avenir. Loin de vouloir rivaliser avec une théorie purement physique, Komi Salif Sarof précise que son œuvre offre un regard parallèle.
Il s’agit d’appréhender le temps non pas comme une mesure toujours plus précise de la durée des phénomènes, mais comme le cadre fondamental qui rend possible leur apparition, leur existence et leur accomplissement.
Pour le Groupe ECC, l’enjeu de cet accompagnement dépasse le cadre de la simple promotion littéraire. L’objectif est avant tout de créer des espaces dynamiques où les idées peuvent circuler librement, être discutées et mises en perspective dans nos sociétés.
Ne pas subir le futur, mais l’interroger
Au-delà de la spéculation intellectuelle, l’ouvrage propose une profonde réflexion sur notre capacité à penser l’avenir pour ne plus simplement le subir. Cette rencontre abidjanaise a ainsi offert une plateforme idéale pour confronter ces idées novatrices aux réalités contemporaines.
Au cours d’un débat nourri avec les journalistes et les participants, l’auteur a insisté sur la dimension existentielle et sociétale de sa thèse. « Ce n’est pas le futur qui doit nous faire peur. C’est notre incapacité à trouver des questions sur le futur qui nous fait peur », a-t-il martelé.
Présent lors de la cérémonie, Aristide Ouédraogo, directeur de la maison d’édition Accès Succès International, n’a pas tari d’éloges sur l’œuvre, la recommandant vivement à l’ensemble de la population. Selon lui, La Porte du Temps apporte une réponse concrète aux préoccupations de nombreuses personnes et possède même la vertu de « soigner beaucoup de maux ».
Il explique que la lecture de cet ouvrage permet de convertir le langage du temps, souvent ancré dans la négativité, en un langage positif, offrant ainsi des clés pour mieux réaliser sa vie.
À la croisée de la philosophie, de la science et de la quête existentielle, La Porte du Temps est désormais disponible en ligne ainsi que dans les librairies en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Une invitation stimulante à franchir le seuil d’une nouvelle perception du monde.
AP/Sf/APA





