Le Bénin veut donner un nouvel élan à la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique. Cotonou a accueilli, le 9 septembre, le deuxième séminaire ministériel de haut niveau « Femmes, Paix et Sécurité », organisé dans le cadre du Processus de Swakopmund et de la présidence béninoise du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine.
Deux ans après son lancement en Namibie, le Processus de Swakopmund fait l’objet d’un premier bilan. L’objectif est de renforcer la présence des femmes dans les institutions et de leur garantir une participation effective aux mécanismes de prévention, de gestion et de règlement des conflits.
À l’ouverture des travaux, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur d’une plus grande implication des femmes dans les décisions liées à la paix et à la sécurité.
Trois priorités
Les échanges de Cotonou se sont articulés autour de trois axes : participation, prévention et protection. Il s’agit notamment d’accroître la représentation des femmes dans les espaces de décision, de renforcer leur rôle dans la prévention et le règlement des conflits et de mieux lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Le Bénin a également mis en avant ses initiatives en faveur de l’autonomisation des filles, notamment la gratuité de l’enseignement secondaire général et technique public pour les filles.
La cheffe de la diplomatie béninoise a par ailleurs appelé les États africains à soutenir la mise en œuvre de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.
Un engagement continental
Le séminaire a réuni des ministres, experts et responsables africains, avec notamment la participation de Liberata Mulamula, envoyée spéciale de l’Union africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, Doris Mpoumou, représentante spéciale d’ONU Femmes auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique, ainsi que l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Naigaga Wandira Kazibwe.
À travers cette rencontre, le Bénin entend contribuer à transformer les engagements de l’Union africaine en actions concrètes.
Pour les participants, la question de la parité ne relève pas uniquement de la représentation institutionnelle. Elle constitue également un enjeu de paix, de sécurité et de gouvernance. L’ambition affichée est désormais de faire des femmes des actrices pleinement reconnues dans la prévention des crises, les négociations de paix et la reconstruction des sociétés africaines.
TE/Sf/APA





