Au moins trois personnes, dont un tout-petit, ont été tuées et quatre autres blessées dans une série de frappes de drones survenues dans le district de Hintalo, au sud-est du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, a rapporté jeudi l’agence APA.
Des frappes de drones au nord de l’Ethiopie ont fait trois victimes appartenant à une même famille. L’habitation ciblée a également subi d’importants dégâts.
L’administrateur du district de Hintalo, dans le Tigré, Goytom Tesfay, a accusé les forces gouvernementales éthiopiennes d’avoir délibérément pris pour cible des civils.
Cette nouvelle frappe intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement fédéral et les forces tigréennes, après les affrontements survenus en août dans des zones contestées opposant les deux camps.
Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed affirme que ses opérations visent des installations militaires dans la région. Toutefois, des rapports locaux font état de dégâts causés à plusieurs infrastructures civiles, notamment des écoles et des centres de santé.
Le 26 août, une frappe de drone menée contre l’école secondaire générale de Gejet, dans le district de Seharti, avait notamment détruit des salles de classe ainsi que 35 ordinateurs fournis dans le cadre du programme « General Education Quality Improvement Program for Equity » (GEQIP-E), également appelé programme 3R, avec le soutien de la Banque mondiale.
Le conflit entre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui administre la région, et le gouvernement fédéral s’est intensifié ces dernières semaines, les deux parties s’accusant mutuellement d’agression.
Le TPLF a récemment annoncé son refus de participer à la médiation menée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, lui reprochant un manque d’impartialité.
Le mouvement affirme notamment que les visites de M. Obasanjo au Tigré se sont déroulées sans consultations préalables suffisantes, sans propositions concrètes et sans agenda clairement défini. Il estime également que sa dernière visite n’a pas permis de faire émerger de propositions de fond ni de créer les conditions nécessaires à l’ouverture de véritables pourparlers.
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