Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique a réaffirmé mardi son ouverture au dialogue avec le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), qui observe une grève de 48 heures les 8 et 9 septembre, tout en assurant avoir pris des mesures pour garantir la continuité des soins.
Dans un communiqué, le ministère indique qu’une rencontre technique avec le syndicat avait été organisée lundi pour examiner les différents points de sa plateforme revendicative.
Une délégation de haut niveau avait été mobilisée à cette occasion, avec notamment le Secrétaire général du ministère, le Directeur de cabinet ainsi que des directeurs et coordonnateurs des différentes entités concernées.
Le ministre de la Santé, absent au début de la réunion en raison d’autres obligations liées à ses fonctions, devait rejoindre les participants avant la fin de la rencontre, selon le communiqué.
Mais la délégation du SAMES, qui exigeait la présence du ministre dès l’ouverture des discussions, a décidé de se retirer avant le début des échanges.
Le ministère dit regretter que cette rencontre n’ait pas permis d’engager les discussions et réaffirme sa disponibilité à reprendre les négociations « dans les meilleurs délais ».
La continuité des soins érigée en priorité
Face au mouvement de grève, le département ministériel assure avoir pris les dispositions nécessaires afin de maintenir la continuité des soins et le fonctionnement des services dans les structures publiques de santé à travers le pays.
« Dans l’immédiat, sa priorité demeure la continuité des soins et la prise en charge des populations », souligne le communiqué.
Le ministère entend parallèlement poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé, dans le cadre d’un dialogue social présenté comme constructif.
Le SAMES observe depuis mardi une grève de 48 heures. Le mouvement intervient dans un contexte de revendications portant notamment sur les conditions d’exercice et les préoccupations professionnelles du personnel médical.
En dépit de la tension entre les deux parties, le ministère assure que le dialogue demeure possible et invite, à travers son communiqué, à la poursuite des échanges.
« Le dialogue reste ouvert et la continuité des soins demeure notre priorité », conclut le département de la Santé.
TE/APA





