L’Autorité nationale indépendante des élections en Algérie a lancé une révision exceptionnelle des listes électorales jusqu’au 17 septembre avant les élections locales du 28 novembre, sans publier de diagnostic national sur les erreurs ou inscriptions à corriger.
Le président de l’ANIE, Saad Arous, a donné le coup d’envoi de l’opération de révision des listes électorales, dimanche à Tipasa. La procédure est encadrée par le décret présidentiel 26-284 du 29 août et laisse douze jours aux citoyens pour effectuer leurs démarches.
Les personnes qui ne figurent pas encore sur les listes sont invitées à s’inscrire dans leur commune de résidence. La procédure concerne également les jeunes qui atteindront 18 ans au plus tard le jour du scrutin et qui remplissent les autres conditions légales.
Une révision peut permettre de radier les personnes décédées ou ayant changé de commune, de corriger les doublons et d’intégrer de nouveaux électeurs. Aucun chiffre national n’a toutefois été communiqué sur ces catégories, ni sur l’ampleur des anomalies détectées avant le lancement.
La brièveté de la période impose une information rapide, notamment pour les citoyens éloignés de leur commune d’origine. L’efficacité dépendra aussi de la coordination entre les services d’état civil, les communes et les représentations consulaires.
L’Autorité n’a pas annoncé de tableau de bord public permettant de suivre les inscriptions, radiations, corrections et recours. Sans données ventilées ni méthode d’audit accessible, l’opération pourrait actualiser le fichier sans dissiper les interrogations sur sa qualité.
Le lancement constitue une étape administrative nécessaire, mais ne suffit pas à garantir la fiabilité des listes. La crédibilité du scrutin dépendra de la publication d’un bilan final, de voies de recours effectives et de la possibilité pour chaque citoyen de vérifier son inscription avant le vote.
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