Le Cameroun veut faciliter l’accès de ses entreprises aux informations commerciales liées à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avec l’appui technique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
Le ministère camerounais du Commerce, en partenariat avec le Centre africain de politique commerciale (CAPC) de la CEA et son Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale, organise les 26 et 27 août à Douala un atelier consacré à la validation de deux nouveaux instruments destinés à accompagner les opérateurs économiques dans leurs échanges sur le marché africain. L’initiative bénéficie du soutien financier de l’Open Society Foundations.
Les travaux portent sur un Guide étape par étape pour le commerce des marchandises dans le cadre de la ZLECAf et un Portail d’information commerciale. Le premier doit simplifier la compréhension des procédures et exigences applicables aux échanges, tandis que le second vise à centraliser les informations réglementaires et à les rendre plus facilement accessibles aux entreprises.
« La mise en œuvre effective de la ZLECAf constitue une priorité pour le Cameroun », a déclaré Parfait Eppoh, négociateur en chef et point focal du Comité national de mise en œuvre de la ZLECAf, représentant le ministre du Commerce. Selon lui, ces outils doivent permettre de simplifier les procédures et de renforcer la capacité des opérateurs économiques à identifier et exploiter les opportunités offertes par le marché continental.
Lever les obstacles à l’exportation
L’accès à l’information demeure un enjeu important pour les entreprises camerounaises, notamment les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), les femmes et les jeunes entrepreneurs. La complexité des formalités, la multiplicité des exigences réglementaires et la difficulté à identifier les informations pertinentes peuvent en effet limiter leur capacité à commercer avec les autres pays africains.
Pour la CEA, l’enjeu est donc de transformer les engagements pris dans le cadre de la ZLECAf en opportunités commerciales concrètes pour les entreprises.
« La ZLECAf offre au Cameroun une opportunité majeure d’élargir ses débouchés, de diversifier ses exportations et de renforcer sa participation aux chaînes de valeur africaines », a souligné Koffi A. Elitcha, chargé des affaires économiques au Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale.
Il a toutefois estimé que la réalisation de ces ambitions passe par des procédures plus simples et une information commerciale plus accessible.
Vers une participation accrue au marché africain
Le Cameroun a ratifié l’Accord portant création de la ZLECAf en octobre 2019. La mise en place de ces deux instruments intervient ainsi dans la poursuite de ses efforts visant à renforcer son intégration commerciale au niveau continental.
L’atelier de Douala réunit des représentants des administrations publiques et du secteur privé afin d’évaluer la pertinence des outils proposés et de formuler des recommandations. Les discussions portent notamment sur leur contenu, leur clarté, leur accessibilité et leur adéquation avec les besoins réels des utilisateurs.
À terme, le Guide et le Portail devraient contribuer à réduire les obstacles liés au manque d’information, à faciliter l’utilisation des préférences commerciales prévues par la ZLECAf et à encourager davantage d’entreprises camerounaises à se positionner sur le marché africain.
L’initiative s’inscrit plus largement dans les efforts visant à faire de la ZLECAf un levier de diversification des exportations, de développement des chaînes de valeur régionales et d’intégration des MPME au commerce intra-africain.
TE/Sf/APA







