Vingt-sept anciens combattants démobilisés participent à la lutte contre Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en intervenant comme agents de mobilisation communautaire dans la localité de Tchomia, en Ituri.
Formés aux mesures de prévention et à la détection des cas suspects, 27 anciens combattants démobilisés sillonnent les lieux très fréquentés de Tchomia, en Ituri, notamment le marché central, le centre-ville et un site de production d’aliments pour animaux, pour sensibiliser les populations aux moyens de limiter la propagation du virus.
Ils insistent notamment sur le lavage régulier des mains, l’identification des symptômes et la nécessité de signaler rapidement tout cas suspect aux services sanitaires.
Une épidémie particulièrement meurtrière
L’épidémie d’Ebola en RDC, provoquée par le variant Bundibugyo, a déjà fait quelque 2 061 morts, selon les dernières informations disponibles, faisant craindre une flambée parmi les plus meurtrières jamais enregistrées dans le pays.
L’absence de vaccin homologué contre ce variant, combinée aux conflits armés, au mauvais état des routes et aux difficultés d’accès aux soins, complique les opérations de riposte.
L’épidémie s’est récemment étendue à une sixième province et fait craindre une propagation au Soudan du Sud voisin.
Des ex-combattants au service des communautés
L’est de la RDC reste marqué par une instabilité persistante et les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales, qui ont provoqué le déplacement de millions de personnes.
Soutenu par la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), le processus de démobilisation permet ainsi à d’anciens combattants de se reconvertir dans des activités au service des communautés.
« L’idée est de faire de ces anciens combattants et des membres de la communauté des acteurs actifs de la lutte contre Ebola », a déclaré Florent Nzama, coordinateur d’un réseau local d’ONG.
Pour la MONUSCO, cette initiative répond à un double objectif : renforcer la riposte sanitaire face à Ebola et favoriser la réintégration des anciens combattants dans la vie communautaire.
« Cette action illustre leur implication dans la vie communautaire après leur démobilisation », a souligné un représentant de la mission onusienne.
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