Le président Abdelmadjid Tebboune a réuni les principaux responsables gouvernementaux pour faire le point sur plusieurs projets miniers et d’infrastructures stratégiques, une nouvelle réunion qui illustre les difficultés persistantes à concrétiser des investissements présentés depuis plusieurs années comme des moteurs de diversification économique.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a présidé, mardi, une réunion de travail consacrée au suivi de l’état d’avancement de plusieurs grands projets structurants, selon un communiqué de la présidence de la République. La rencontre a porté sur le projet intégré de phosphate Bled El Hadba-Oued Kebrit-Annaba, la ligne minière Est, l’extension du port d’Annaba, le complexe de traitement du minerai de fer de Ghar Djebilet à Toumiat, dans la wilaya de Béchar, ainsi que la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa.
La réunion, tenue en présence du Premier ministre, du ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et de plusieurs membres du gouvernement, témoigne des préoccupations des autorités face au rythme d’exécution de ces chantiers jugés essentiels pour réduire la dépendance de l’économie aux hydrocarbures.
Ces projets sont régulièrement présentés par le pouvoir comme les piliers de la stratégie de diversification économique. Toutefois, leur suivi répété au plus haut niveau de l’État met en évidence les retards, les contraintes administratives et les difficultés opérationnelles qui continuent de freiner leur concrétisation. Plusieurs de ces investissements figurent depuis des années parmi les priorités gouvernementales sans avoir encore produit les effets économiques attendus.
L’exploitation des ressources minières, la modernisation des infrastructures logistiques et le développement des capacités industrielles constituent des axes majeurs de la politique économique algérienne. Mais la multiplication des réunions de suivi souligne les défis auxquels restent confrontés ces projets, alors que le pays cherche à accroître ses recettes hors hydrocarbures et à attirer davantage d’investissements productifs dans un contexte économique marqué par la volatilité des revenus énergétiques.
MK/AK/Sf/APA







