Les autorités sanitaires ougandaises sont appelées à améliorer la prise en charge du paludisme, en particulier dans les établissements scolaires, face à la persistance de Plasmodium falciparum, la souche la plus répandue et la plus meurtrière du parasite dans le pays.
Lors d’une séance parlementaire, le député Andrew Kaluya (NUP, Kigulu Sud) a alerté sur l’impact de cette forme de paludisme, qui affecte principalement les enfants de moins de 15 ans et suscite une vive inquiétude chez les parents.
Selon lui, de nombreuses écoles ne disposent pas des infrastructures sanitaires nécessaires pour assurer une prise en charge rapide et efficace des élèves malades.
« Les écoles ne gèrent pas correctement le traitement du paludisme. J’exhorte le ministère de la Santé, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, à veiller à ce que les établissements soient dotés d’infirmeries fonctionnelles et de personnel infirmier qualifié », a plaidé l’élu.
Les études citées au Parlement montrent que les écoliers constituent un important réservoir de transmission du parasite, étant à l’origine de près de la moitié des infections communautaires. Beaucoup sont porteurs asymptomatiques de parasites, ce qui favorise la propagation de la maladie.
Le ministre de la Santé, Chris Baryomunsi, a toutefois souligné les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme. Il a indiqué que la prévalence du parasite est passée de 43 % en 2009 à 13 % aujourd’hui, grâce aux différentes interventions mises en œuvre par le gouvernement.
Il a néanmoins reconnu que des recrudescences saisonnières continuent d’être enregistrées entre mai et juillet, puis entre septembre et novembre.
« Notre programme national de lutte contre le paludisme, en collaboration avec le programme de santé scolaire, mène actuellement une vaste campagne de sensibilisation et d’interventions ciblées dans les écoles. J’ai demandé aux équipes du ministère d’intensifier leurs efforts et je présenterai prochainement un rapport détaillé sur les mesures engagées », a déclaré M. Baryomunsi.
Dans ce cadre, le ministère de la Santé s’est associé à plusieurs partenaires, dont l’organisation Pilgrim Africa, pour déployer le Projet de lutte contre le paludisme en milieu scolaire, qui prévoit notamment des pulvérisations ciblées d’insecticides à effet rémanent dans les salles de classe et les dortoirs des districts les plus touchés.
Le vice-président du Parlement, Thomas Tayebwa, a par ailleurs invité les députés à participer à une marche nationale contre le paludisme prévue à la fin du mois.
« Nous serons rejoints par des représentants de la société civile, du corps diplomatique et des professionnels de santé afin de sensibiliser la population aux moyens de prévenir cette maladie », a-t-il déclaré.
WN/as/fss/te/Sf/APA







