Le Parti des travailleurs (PT), dirigé par Louisa Hanoune, traverse une période difficile après son faible résultat aux élections législatives du 2 juillet et l’ouverture d’une procédure judiciaire en diffamation visant sa secrétaire générale. Ces développements interviennent dans un contexte de recomposition de l’opposition politique algérienne.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, fait face à une nouvelle séquence délicate sur les plans politique et judiciaire. Quelques jours après les élections législatives du 2 juillet, au cours desquelles sa formation n’a obtenu que trois sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN), la dirigeante de gauche est visée par une plainte en diffamation déposée par un membre du gouvernement, selon des informations de presse.
Cette procédure judiciaire intervient après des déclarations publiques de Louisa Hanoune lors d’une conférence de presse. Si les détails des propos incriminés n’ont pas été officiellement précisés, cette affaire replace l’ancienne candidate à l’élection présidentielle au centre de l’actualité judiciaire, plusieurs années après son incarcération en 2019 dans une affaire liée à des accusations de complot contre l’État, avant d’être acquittée en appel.
Sur le plan politique, le scrutin législatif du 2 juillet marque un nouveau recul pour le Parti des travailleurs. Avec seulement trois députés, le PT voit sa représentation parlementaire demeurer marginale dans une Assemblée largement dominée par le Front de libération nationale (FLN), arrivé en tête du scrutin avec 90 sièges, dans une élection marquée par une participation officielle de 21,24 %, la plus faible enregistrée lors de législatives en Algérie.
Longtemps considérée comme l’une des principales figures de l’opposition de gauche en Algérie, Louisa Hanoune évolue désormais dans un paysage politique profondément transformé depuis le mouvement de contestation du Hirak en 2019. Malgré les spéculations ayant parfois évoqué une proximité avec le président Abdelmadjid Tebboune, son parti n’a pas réussi à transformer cette perception en dynamique électorale.
Le cumul d’un revers électoral et d’une nouvelle bataille judiciaire illustre les difficultés auxquelles est confronté le Parti des travailleurs pour retrouver une influence significative sur la scène politique nationale. Dans un contexte marqué par une forte abstention et une fragmentation de l’opposition, le PT devra désormais tenter de préserver sa visibilité institutionnelle avec une représentation parlementaire réduite.
MK/AK/Sf/APA







