Huit entreprises ont déposé une demande de licence pour cultiver du cannabis industriel au Ghana, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak, réaffirmant que seule une production strictement encadrée à des fins industrielles et médicales est autorisée.
S’exprimant devant la Commission des assurances du Parlement, sur les licences de production de cannabis industriel, le ministre ghanéen de l’Intérieur a précisé que la législation ghanéenne autorise uniquement la culture de cannabis dont la teneur en tétrahydrocannabinol (THC) est inférieure ou égale à 0,3 %. Toute utilisation à des fins récréatives demeure interdite.
Il a souligné que cette ouverture ne constitue pas une légalisation généralisée de la culture du cannabis, mais s’inscrit dans un régime de licences délivrées par la Commission de contrôle des stupéfiants.
Selon le ministre, son département, en collaboration avec cette commission, a organisé en 2025 quelque 2 170 campagnes de sensibilisation et émissions radiophoniques, touchant près de 500 000 personnes, afin d’informer le public sur les règles encadrant la culture des stupéfiants et les risques associés.
Cette stratégie comprend également la création de clubs de prévention contre les drogues dans les établissements scolaires. Le gouvernement prévoit par ailleurs de recruter des spécialistes du renseignement sur les stupéfiants dans les 261 assemblées métropolitaines, municipales et de district du pays.
Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak a indiqué que la Commission de contrôle des stupéfiants dispose actuellement de bureaux dans 66 collectivités locales, avec un objectif d’extension à l’ensemble du territoire dans un délai de cinq à sept ans.
D’après les médias locaux, la politique ghanéenne en matière de cannabis est encadrée par la loi de 2023 modifiant la loi sur la Commission de contrôle des stupéfiants (loi n° 1100) et par le règlement d’application de 2023 (décret législatif n° 2475). Ces textes autorisent la culture contrôlée de cannabis à faible teneur en THC, exclusivement à des fins industrielles et médicinales, sous réserve de l’obtention d’une licence officielle.
GIK/fss/te/Sf/APA







