Le Ghana a renforcé ses capacités de préparation aux urgences sanitaires en participant à l’exercice mondial de simulation pandémique Polaris II, aux côtés de 25 autres pays des six régions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Organisé dans le cadre du Corps mondial d’urgence sanitaire (GHEC) et des systèmes nationaux d’alerte et de réponse, cet exercice visait à tester la capacité des pays à détecter, analyser et gérer des menaces sanitaires émergentes.
La simulation a soumis les participants à un scénario pandémique complexe nécessitant une prise de décision rapide, une coordination efficace et une mobilisation des équipes d’urgence sanitaire. Les exercices ont porté notamment sur la détection des événements, l’évaluation des risques, la gestion des incidents, le partage d’informations, la communication de crise et la coopération internationale.
Au Ghana, une trentaine d’experts en santé publique issus des institutions gouvernementales et des organisations partenaires ont pris part à deux jours d’exercices sous la supervision d’un gestionnaire d’incident. Ils ont été confrontés à des situations évolutives destinées à évaluer la réactivité des systèmes nationaux et la coordination entre les différents acteurs.
Un débriefing a permis d’identifier les points forts du dispositif ghanéen ainsi que les domaines nécessitant des améliorations. Le directeur de la santé publique, Dr Asiedu Bekoe, s’est félicité des résultats obtenus, estimant que le pays était mieux préparé à faire face à une éventuelle crise épidémique.
« Devant un tel enthousiasme et au vu des résultats de cet exercice, je suis convaincu que le Ghana est prêt à riposter si une épidémie venait à se déclarer », a-t-il déclaré.
Les participants ont également souligné l’importance d’une collaboration intersectorielle, d’un partage rapide des données et d’un leadership efficace pour répondre aux crises sanitaires.
Selon un rapport diffusé par le groupe APO pour le compte du bureau de l’OMS au Ghana, l’exercice Polaris II confirme l’utilité des simulations grandeur nature pour identifier les lacunes des systèmes de santé et améliorer la préparation des États face aux futures pandémies.
GIK/lb/te/APA







