La police sud-africaine a démenti tout lien entre le décès en détention d’un ressortissant nigérian à Tshwane, le mois dernier, et les manifestations anti-immigrés qui secouent le pays, qualifiant ces accusations de « fausses et trompeuses ».
Réfutant tout liens avec des tensions anti-immigrés, le South African Police Service (SAPS), soutient que le Nigérian décédé avait été arrêté le 28 juin par l’unité antidrogue de Tshwane pour possession présumée de stupéfiants. Il serait décédé après s’être effondré alors qu’il était transféré vers un lieu de détention.
Les services médicaux d’urgence ont constaté son décès sur place. La Direction indépendante des enquêtes policières (IPID) a été saisie du dossier et une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la mort, parallèlement à une procédure liée à la présumée possession de drogue.
Le SAPS affirme qu’aucun élément ne permet d’établir un lien entre cette affaire et les mobilisations anti-immigrés enregistrées récemment en Afrique du Sud.
La polémique intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la question migratoire, marqué par des manifestations hostiles aux étrangers, des opérations de rapatriement de ressortissants africains et des différends diplomatiques avec plusieurs pays.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères avait récemment affirmé que le ressortissant nigérian Emeka Charles Iroegbu était mort alors qu’il se trouvait aux mains de la police sud-africaine, dénonçant des méthodes d’interrogatoire jugées « particulièrement brutales ». Il avait également évoqué l’implication présumée de policiers sud-africains dans la mort d’un autre Nigérian, Nnaemeka Mathew Andrew Ekpenyong.
Les autorités sud-africaines rejettent ces accusations et maintiennent que le décès du 28 juin n’est pas lié aux manifestations anti-immigrés ni aux tensions xénophobes actuelles.
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