L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué la gestion de l’épidémie de virus Ebola par l’Ouganda, qu’elle a qualifiée de « vigoureuse », tout en appelant à maintenir une vigilance élevée face au risque de propagation transfrontalière depuis la République démocratique du Congo (RDC).
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié la gestion de l’épidémie d’Ebola par Kampala de « vigoureuse », à l’issue d’une visite de terrain en Ouganda dans le cadre d’une mission d’évaluation régionale, selon un communiqué publié mardi par l’organisation.
À ce jour, le pays a enregistré 19 cas confirmés et un cas probable, la majorité étant liés à une transmission en provenance de la RDC voisine.
Cette situation intervient dans un contexte marqué par des pressions humanitaires, des défis sécuritaires et d’importants mouvements de population de part et d’autre de la frontière.
Le Dr Tedros a toutefois insisté sur le fait que le risque de nouvelles transmissions demeure réel, soulignant la nécessité d’une coopération continue entre l’Ouganda et la RDC. Il a rappelé qu’aucun pays ne peut endiguer seul une telle épidémie et que la rupture des chaînes de transmission doit être prioritaire à la source.
Il a également insisté sur l’importance de l’implication des communautés locales dans les zones frontalières, estimant que la réticence à signaler les symptômes ou à coopérer au suivi des contacts complique la maîtrise de l’épidémie.
Le chef de l’OMS a par ailleurs réaffirmé que les restrictions de voyage sont généralement contre-productives, car elles entravent l’acheminement de l’aide médicale et le déploiement des équipes sanitaires sans garantir un confinement efficace du virus.
Cette épidémie constitue la neuvième occurrence d’Ebola en Ouganda. Les expériences précédentes ont permis au pays de renforcer ses systèmes de surveillance, ses laboratoires et ses capacités de réponse rapide.
Provoquée par la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible, l’épidémie a été officiellement confirmée en mai dernier en Ouganda et en RDC.
Les autorités sanitaires ougandaises estiment désormais possible une déclaration d’éradication de cette souche dans les quatre prochaines semaines, en l’absence de nouveaux cas.
Le pays a par ailleurs enregistré onze jours consécutifs sans nouveau cas confirmé, un signal jugé encourageant par les autorités et leurs partenaires internationaux, qui restent toutefois prudents quant à la fin effective de la transmission.
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