Le 1er Sommet panafricain francophone sur le Self-care (soins auto-administrés) en santé sexuelle et reproductive (SSR) a débuté, jeudi 4 juin à Rabat, avec la participation de responsables gouvernementaux, d’experts, de représentants d’organisations internationales et de délégations de plusieurs pays africains.
Organisé par le ministère marocain de la Santé et de la Protection sociale, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS), l’Académie africaine des sciences de la santé et l’Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS), avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le 1er sommet panafricain ambitionne de renforcer la coopération panafricaine, particulièrement francophone, autour des soins auto-administrés en SSR.
Dans une allocution lue en son nom, le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a indiqué que la santé sexuelle et reproductive demeure l’une des priorités de la réforme du système national de santé, notant que les approches d’auto-soins constituent désormais un outil essentiel pour accélérer l’atteinte des objectifs nationaux à l’horizon 2030, notamment dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles.
Le ministre a souligné que l’élargissement de l’utilisation des autotests de dépistage du VIH, ainsi que le recours à l’auto-prélèvement dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus, sont des leviers permettant de surmonter les barrières d’accès aux services de santé.
Représentant le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, le secrétaire général du département de la Jeunesse, Mustapha Messoudi, a affirmé que le self-care constitue aujourd’hui un levier essentiel pour favoriser l’autonomie des jeunes, améliorer leur accès à l’information et encourager des comportements responsables en matière de santé.
Le département de la Jeunesse mobilise un réseau d’un millier de maisons des jeunes, de quelque 400 foyers féminins et de milliers d’associations partenaires pour développer des actions de sensibilisation et d’accompagnement au profit des jeunes et des femmes, a dit Messoudi, annonçant la mise en œuvre d’un plan d’action conjoint avec l’OPALS portant notamment sur la santé sexuelle et reproductive, la prévention des infections et la création de clubs dédiés à ces thématiques au sein des espaces de jeunesse.
La représentante de l’OMS, Manjulaa Narasimhan a, quant à elle, salué le rôle pionnier du Maroc, premier pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à mettre en œuvre, dès 2019, les interventions de self-care recommandées par l’organisation, rappelant que le self-care ne vise pas à remplacer les systèmes de santé mais à les renforcer en offrant davantage d’autonomie, d’information et de choix aux citoyens.
Pour sa part, le représentant de le FNUAP, Mahdi Halimi, a souligné que le self-care constitue une transformation profonde dans la manière de concevoir les services de santé, en permettant aux individus de devenir pleinement acteurs de leur propre santé, assurant que l’Afrique est aujourd’hui capable de concevoir et de mettre en œuvre des solutions adaptées à ses réalités, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud renforcée.
Les travaux de ce sommet de deux jours (4-5 juin) abordent notamment les liens entre auto-soins et couverture sanitaire universelle, la résilience des systèmes de santé en situation de crise, le financement et la gouvernance ainsi que l’innovation digitale en SSR.
AK/Sf/APA





