Les travaux du comité restreint de dialogue «4+4» ont repris en Tunisie sous l’égide de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), avec pour objectif de poursuivre les discussions sur les lois électorales et de définir un cadre consensuel permettant l’organisation de futures élections nationales en Libye.
Selon la MANUL, les participants à la nouvelle réunion, en Tunisie, du comité restreint de dialogue «4+4», examinent les dispositions légales encadrant le processus électoral en Libye ainsi qu’un calendrier d’application susceptible de recueillir l’adhésion des différentes parties libyennes.
Le comité réunit des représentants des principales institutions et acteurs politiques du pays. Participent notamment aux discussions des membres du Haut Conseil d’État, des représentants du Gouvernement d’unité nationale (GUN) basé à Tripoli ainsi que des représentants de l’administration rivale de l’est libyen, soutenue par le maréchal Khalifa Haftar.
Cette nouvelle réunion intervient après une précédente session tenue en Tunisie le 4 mai. À l’issue de cette rencontre, la mission onusienne avait fait état d’échanges qualifiés de constructifs sur les fondements constitutionnels et juridiques des élections, les participants ayant convenu de poursuivre les consultations et de se retrouver en juin.
Les discussions s’inscrivent dans un processus engagé depuis plusieurs mois afin de sortir de l’impasse politique qui empêche la tenue d’élections nationales en Libye.
Lors d’une réunion organisée à Rome en avril, le comité était parvenu à un accord portant sur la restructuration du conseil d’administration de la Haute Commission électorale nationale. Les participants avaient alors recommandé que le procureur général désigne un magistrat reconnu pour sa compétence, son intégrité et son impartialité afin de présider l’institution.
Le comité avait également proposé plusieurs candidats issus de la Chambre des représentants et du Haut Conseil d’État pour intégrer le futur conseil d’administration de la commission électorale.
Les participants avaient alors souligné la nécessité de mettre fin au blocage politique et de parvenir à des lois électorales consensuelles et applicables, considérées comme une étape indispensable vers l’organisation d’élections à l’échelle nationale.
MK/AK/Sf/APA





