Le Zimbabwe a franchi une étape majeure dans le domaine des neurosciences médicales avec la réalisation réussie de ses premières interventions de stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation, DBS) et de stimulation de la moelle épinière (Spinal Cord Stimulation, SCS), ouvrant de nouvelles perspectives pour le traitement de troubles neurologiques complexes.
Les deux opérations de stimulation cérébrale profonde et de stimulation de la moelle épinière (DBS et SCS -sigles anglais), menées les 28 et 29 mai à Harare, ont été dirigées par le neurochirurgien zimbabwéen Nathaniel Zimani avec le soutien technique d’une médicale chinoise en mission dans le pays.
Selon les autorités sanitaires, les deux patients opérés sont dans un état stable et poursuivent leur suivi post-opératoire.
La stimulation cérébrale profonde et la stimulation médullaire figurent parmi les techniques les plus avancées de neuromodulation. Elles sont utilisées dans la prise en charge de pathologies neurologiques et psychiatriques souvent résistantes aux traitements conventionnels, notamment la maladie de Parkinson, la dystonie, l’épilepsie pharmacorésistante, les douleurs chroniques sévères ainsi que certaines séquelles d’accidents vasculaires cérébraux.
La stimulation cérébrale profonde consiste à implanter des électrodes dans des zones ciblées du cerveau afin de réguler une activité neuronale anormale. La stimulation de la moelle épinière repose, quant à elle, sur l’émission d’impulsions électriques destinées à atténuer des douleurs persistantes et invalidantes.
Jusqu’à présent, les patients zimbabwéens nécessitant ce type d’intervention devaient se rendre à l’étranger pour bénéficier de ces traitements spécialisés, souvent à des coûts prohibitifs.
Pour le chirurgien chinois Chen Yanliang, qui a participé aux opérations, cette avancée « comble un vide technologique » et marque une étape importante dans le renforcement des capacités neurochirurgicales du Zimbabwe.
Grâce à cette réussite, le Zimbabwe rejoint désormais le cercle restreint des pays africains capables d’offrir des thérapies avancées de neuromodulation à leurs patients.
Ces interventions constituent également le premier déploiement officiel en Afrique d’une technologie de neuromodulation développée par l’Université Tsinghua et commercialisée par Beijing PINS Medical Co.
Selon les responsables du programme, ces équipements répondent aux normes internationales tout en restant plus abordables que des systèmes occidentaux comparables. Ils pourraient ainsi contribuer à élargir l’accès aux soins neurologiques de pointe dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
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