L’Egypte a relevé son niveau d’alerte sanitaire aux frontières après la déclaration d’urgence internationale liée à l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale, tout en affirmant qu’aucun cas n’a été détecté sur son territoire.
Le ministère égyptien de la Santé a annoncé, vendredi 22 mai, un renforcement immédiat des mesures de contrôle sanitaire sur l’ensemble des points d’entrée du pays, notamment les aéroports, ports et postes frontaliers terrestres. Dans un communiqué publié sur Facebook, les autorités ont précisé que l’Egypte demeure « totalement exempte » du virus Ebola malgré l’évolution de la situation sanitaire sur le continent.
Cette décision intervient après l’annonce par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’un état d’urgence sanitaire internationale à la suite de l’apparition d’une nouvelle flambée épidémique en République démocratique du Congo. Kinshasa a officiellement déclaré, le 15 mai, une épidémie provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.
Le ministère égyptien a indiqué que tous les voyageurs en provenance des pays affectés feront désormais l’objet d’un suivi médical renforcé durant une période de 21 jours correspondant à la durée maximale d’incubation du virus. Les autorités ont également recommandé aux citoyens de reporter « tout voyage non essentiel » vers les zones concernées et d’éviter tout contact avec des cas suspects ou avec des fluides corporels potentiellement contaminés.
Les autorités sanitaires ont rappelé que le virus Ebola se transmet exclusivement par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées et non par voie aérienne. La maladie provoque une fièvre hémorragique sévère dont le taux de létalité peut atteindre 50% pour certaines souches, selon les données communiquées par l’OMS.
La vigilance régionale s’intensifie alors que plusieurs centaines de cas suspects et de décès ont été signalés en RDC et en Ouganda ces dernières semaines. Les données historiques de l’OMS montrent que les différentes flambées d’Ebola ont provoqué plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, avec des taux de mortalité variant de 25% à 90% selon les souches et les capacités locales de prise en charge sanitaire.
Le ministère égyptien de la Santé a enfin appelé la population à suivre exclusivement les informations diffusées par les autorités officielles et les organisations sanitaires internationales, afin d’éviter la propagation de fausses informations autour de l’épidémie.
MK/AK/Sf/APA






