Le parquet de Ouaga I a annoncé vendredi le renforcement de la répression contre les discours de haine sur les réseaux sociaux, avec plus de 50 personnes actuellement recherchées.
Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga I, Blaise Bazié, a annoncé vendredi le renforcement de la surveillance et des poursuites contre les auteurs de discours de haine et d’appels à la violence sur les réseaux sociaux au Burkina Faso. Avec notamment une cinquantaine de suspects recherchés.
Lors d’un point de presse à Ouagadougou, le magistrat a indiqué que 14 personnes ont été interpellées au premier trimestre 2026 pour des publications jugées contraires à l’ordre public ou incitant à la haine.
Selon lui, huit personnes ont été condamnées à des travaux d’intérêt général, quatre autres ont bénéficié d’une médiation pénale assortie d’amendes, tandis que deux ont écopé de peines d’emprisonnement ferme. L’une d’elles a été condamnée à cinq ans de prison pour incitation à la commission d’un meurtre.
Le procureur a également affirmé que « plus d’une cinquantaine » de personnes font actuellement l’objet de recherches dans le cadre d’enquêtes liées à des contenus diffusés sur Facebook, TikTok ou WhatsApp.
« L’espace numérique n’est pas une zone de non-droit », a-t-il déclaré, avertissant que les opérations de contrôle et de poursuite vont s’intensifier.
Les autorités ont aussi annoncé des mesures de bannissement et de suppression des comptes impliqués dans la diffusion de contenus haineux ou jugés menaçants pour la cohésion sociale.
Le parquet a appelé les internautes à faire preuve de responsabilité et à privilégier le recours aux institutions compétentes plutôt que les appels à la violence ou à la justice populaire sur les réseaux sociaux.
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