Le président tunisien Kaïs Saïed a appelé à intensifier les efforts pour améliorer les conditions de vie et réduire les prix, dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat et le fonctionnement des services publics.
Reçue jeudi au Palais de Carthage par le président de la République, la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri a échangé avec Kaïs Saïed sur plusieurs dossiers liés au fonctionnement de l’administration et des services publics, selon un communiqué de la présidence tunisienne.
Le chef de l’État a insisté sur « la nécessité de lever tous les obstacles » auxquels sont confrontés les usagers de l’administration, alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques alimentées par l’inflation, les pénuries ponctuelles et les déséquilibres budgétaires.
Dans ce cadre, Kaïs Saïed a réaffirmé la priorité accordée à « l’amélioration des conditions de vie des citoyens dans l’ensemble des secteurs et des régions du pays », tout en appelant à poursuivre les efforts visant à réduire les prix « à travers de nouvelles approches ». Le président tunisien n’a toutefois pas détaillé les mécanismes envisagés ni annoncé de nouvelles mesures économiques concrètes.
Cette sortie intervient alors que les autorités tunisiennes cherchent à contenir les tensions sociales liées à l’érosion du pouvoir d’achat. Selon les dernières données officielles publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’inflation en Tunisie demeure à des niveaux élevés, malgré un ralentissement observé ces derniers mois, notamment sur certains produits alimentaires.
Le président tunisien a également adopté un ton politique plus offensif en affirmant que les autorités portent « les espoirs et les aspirations du peuple ». Il a estimé que les objectifs fixés seraient atteints « malgré le poids de l’héritage et les divagations des sceptiques », dans une allusion aux critiques visant la gestion économique et institutionnelle du pays.
Kaïs Saïed a enfin averti que « quiconque ne mesure pas l’ampleur de la responsabilité assumée n’a pas sa place parmi nous », ajoutant que « la patience et la prudence actuelles ne sont qu’un prélude à ce qui est à venir ».
Cette déclaration intervient dans un climat politique marqué par la concentration des pouvoirs autour de la présidence depuis 2021 et par des critiques récurrentes de l’opposition et d’organisations internationales concernant l’évolution de la gouvernance tunisienne.
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