Le 9 mai demeure une date chargée de symboles dans l’histoire africaine, entre conquête coloniale, transition démocratique et tragédies sportives.
Le 9 mai 1936, le dirigeant fasciste italien Benito Mussolini proclame depuis Rome la naissance de « l’Empire italien » après l’occupation d’Addis-Abeba quelques jours plus tôt. Le roi Victor-Emmanuel III prend alors le titre d’empereur d’Éthiopie. Malgré cette proclamation, la résistance éthiopienne se poursuit dans plusieurs régions du pays jusqu’au retour de l’empereur Haïlé Sélassié en 1941.
Cette date renvoie également aux massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie. Au lendemain des manifestations nationalistes du 8 mai 1945, la répression coloniale française s’étend dès le 9 mai dans le Constantinois. Ces violences, qui feront des milliers de morts selon les historiens, constituent un tournant majeur du mouvement indépendantiste algérien.
Le 9 mai 1994 marque aussi une étape historique pour l’Afrique du Sud. Nelson Mandela est élu président par le Parlement issu des premières élections multiraciales organisées après la fin de l’apartheid. Il devient le premier président noir du pays avant son investiture officielle le lendemain, 10 mai, à Prétoria, en présence de nombreux dirigeants étrangers.
Le football africain garde également le souvenir douloureux du 9 mai 2001. Ce jour-là, une bousculade au stade d’Accra, au Ghana, lors d’un match entre Hearts of Oak et Asante Kotoko, provoque la mort de 126-127 supporters après l’usage de gaz lacrymogène par la police. La catastrophe reste la plus meurtrière de l’histoire du football africain.
Le 9 mai correspond enfin à la naissance, en 1968, de la sprinteuse guadeloupéenne Marie-José Pérec, triple championne olympique et figure majeure du sport afro-caribéen francophone.
Sf/APA







