Le coup d’envoi de la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco organisée sous le thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique: l’IA au service des soins essentiels », a été donné, lundi à Casablanca.
Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 1ère édition du GITEX Future Health Africa Morocco, ouverte par le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, est organisée sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS), et portée par KAOUN International.
En ouverture du salon, le ministre a souligné que « plus que jamais, la santé reste une politique profondément publique », notant que « c’est aussi un marché global, massif, stratégique ».
« En Afrique, tout s’accélère en même temps : les infrastructures, le digital, l’industrie et les financements », a-t-il dit.
Evoquant le thème de cette édition, le ministre a indiqué que «les enjeux sont concrets. Des algorithmes épidémiologiques qui anticipent les flambées avant nos systèmes de surveillance. La télémédecine généralisée pour abolir les distances. L’aide au diagnostic qui compense les déserts médicaux. L’IA qui commence à assister les actes les plus complexes, des centres de santé jusqu’à nos CHU ».
Pour le responsable, l’un des objectifs de cet événement est d’offrir à l’Afrique une plateforme d’action.
« Un espace où startups, industriels, investisseurs et décideurs publics se trouvent dans la même salle, autour des mêmes projets. Où des partenariats se nouent. Où des financements se décident », a-t-il dit.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message vidéo diffusé à cette occasion, noté que les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA) constitue un outil puissant pour mettre en place des systèmes de santé résilients, équitables et efficaces.
« Ce qui importe le plus, c’est la manière dont ces outils sont conçus et déployés », a-t-il souligné, plaidant pour des solutions qui répondent à des besoins réels, des systèmes de données qui préservent la confiance, des technologies qui soutiennent les professionnels de santé plutôt que de les remplacer, et des investissements qui renforcent les capacités nationales et la collaboration régionale.
Cette conférence rassemble des décideurs politiques, des cliniciens, des innovateurs, des investisseurs et des partenaires afin de se concentrer précisément sur ces questions, de la transformation des hôpitaux et des infrastructures numériques au financement des systèmes de santé et à la protection des données de santé.
Pendant trois jours (4-6 mai), le salon rassemblera des acteurs publics et privés de la santé venus de près de 30 pays, ainsi que 200 marques exposantes, notamment AstraZeneca, Pfizer, Sanofi, Numih et Elekta, confirmant l’intérêt croissant des grands groupes mondiaux pour le potentiel du marché marocain et africain de la santé.
Après le GITEX Future Health Africa Executive Summit qui ouvre le programme de la première journée, les 5 et 6 mai, le forum se poursuivra avec le Future Health Congress, articulé d’abord autour du Future Hospitals Forum, puis du Future Care Forum.
AK/Sf/APA







