Le coup d’envoi de la 2e édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a été donné ce jeudi à Abidjan. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 au Parc des Expositions, cet événement ambitionne de positionner l’espace comme un moteur incontournable de la transformation socio-économique du continent.
C’est dans une atmosphère de haute technologie et d’ambition économique que M. Fabrice Irié, commissaire général du MASS, a lancé la phase opérationnelle de l’édition 2026. Sous le thème central : « L’espace au service du développement, accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique ».
Cette rencontre panafricaine vise à transformer les technologies de pointe, comme la géomatique et l’observation de la terre, en outils de croissance pour les États africains, a souligné Fabrice Irié, commissaire général du MASS. M. Séka, conseiller technique au ministère de la Transition numérique était présent à ce lancement.
Ce salon se veut bien plus qu’une simple exposition ; il s’affirme comme le rendez-vous majeur du « business spatial » en Afrique. L’objectif est de permettre aux entreprises locales de capter une part significative de ce marché lucratif, dont elles ne détiennent encore qu’une infime fraction.

Un gisement de croissance pour l’Afrique
Alors que le secteur spatial mondial pourrait peser 1 800 milliards de dollars d’ici 2035, l’Afrique intensifie ses efforts. En 2024, l’économie spatiale sur le continent a déjà généré 24 milliards de dollars, avec des prévisions atteignant les 40 milliards à l’horizon 2030.
Pour Fabrice Irié, ingénieur expert issu de l’INPHB et président de l’Association des entreprises de géomatique de Côte d’Ivoire (AEGCI), l’enjeu est crucial : « L’Afrique ne doit pas seulement regarder l’espace. Elle doit l’utiliser pour se transformer. »
Le salon prévoit de connecter trois forces essentielles : les entreprises innovantes, les administrations publiques et les organismes de financement. Cette année, un accent particulier est mis sur le secteur des télécommunications grâce à un partenariat avec l’Agence ivoirienne de gestion des fréquences radioélectriques (AIGF).
L’un des soutiens de poids de cette édition est également l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI). Pour les élus locaux, les technologies spatiales et la géomatique ne sont plus un luxe, mais une nécessité stratégique.
Urbanisation galopante, gestion foncière complexe et assainissement : les données satellites offrent des solutions concrètes. Le MASS 2026 devrait ainsi permettre aux maires d’accéder à des cartes actualisées et des outils de planification fiables pour structurer des projets territoriaux finançables.

Un hub de partenariats au Parc des expositions
Des espaces de démonstration technique et des sessions de « pitch » permettront aux pépites technologiques de présenter leurs solutions aux investisseurs. Le MASS 2026 vise, par ailleurs, à transformer les problématiques territoriales en projets structurés et finançables.
L’expertise locale est incarnée par des figures comme Fabrice Irié, ingénieur diplômé de l’INPHB et président de l’AEGCI. Son groupe, Modelis, illustre cette dynamique en exportant le savoir-faire ivoirien dans la gestion foncière et le cadastre vers d’autres pays de la sous-région comme le Sénégal et le Mali.
Les communes ivoiriennes font face à des défis liés à l’urbanisation rapide, à la gestion du foncier et à la collecte des déchets. Ce salon offre l’opportunité aux collectivités de pouvoir utiliser des données spatiales pour mieux planifier le développement de leurs territoires.
Le Parc des Expositions d’Abidjan deviendra, du 7 au 9 juillet 2026, le centre névralgique où se signeront les futurs partenariats public-privé (PPP) du secteur. Un système de suivi sera d’ailleurs mis en place pour garantir que les projets discutés se traduisent par des retombées concrètes.
AP/APA







