Le Bénin a réaffirmé son engagement en faveur de la reconnaissance de la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage comme crime contre l’humanité, malgré l’absence remarquée de sa délégation lors du vote d’une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies.
Adoptée le 25 mars 2026, la résolution A/80/L.48 a suscité des réactions après que la délégation béninoise ne se soit pas présentée au scrutin. Les autorités béninoises, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Olushegun Bakari, ont indiqué comprendre l’émotion suscitée par cette situation.
Selon les précisions officielles, le Bénin était co-parrain du texte depuis le 17 mars, un engagement présenté comme une preuve claire de son adhésion au contenu de la résolution. Le gouvernement a expliqué cette absence par un dysfonctionnement administratif interne, survenu dans un contexte marqué notamment par la période électorale, qui a empêché la transmission d’instructions à la représentation diplomatique.
Les autorités ont assuré que cet incident ne reflète en aucun cas la position du pays sur le fond. À cet effet, une notification officielle d’intention de vote favorable a été transmise dès le 27 mars au Secrétariat de l’Assemblée générale et consignée dans le procès-verbal.
Le Bénin a également rappelé son engagement de longue date en faveur de la mémoire de la traite négrière, notamment à travers des initiatives comme l’octroi de la nationalité aux personnes d’ascendance africaine ou la valorisation des sites historiques, dont la Porte du Non-Retour à Ouidah.
Enfin, les autorités béninoises ont réaffirmé leur volonté de continuer à porter la voix des peuples africains et afro-descendants dans les enceintes internationales, afin de préserver la mémoire de cette tragédie et prévenir sa répétition.
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