Le Nigéria prévoit de connecter 5,2 millions de personnes supplémentaires à l’électricité d’ici juin 2026, grâce à un financement de 750 millions de dollars accordé par la Banque mondiale. Ce programme met l’accent sur le développement des énergies renouvelables.
D’après le dernier rapport de suivi, l’initiative du Nigéria à travers le prêt de la BM à hauteur de 750 millions de dollars, intitulée « Distributed Access through Renewable Energy Scale-up » (DARES), progresse de façon constante. Elle enregistre déjà des avancées notables dans l’amélioration de l’accès à l’électricité à travers le pays.
À ce jour, 9 % des fonds ont été effectivement décaissés, tandis qu’environ 422,2 millions de dollars sont déjà engagés. Le projet a permis de fournir de l’électricité à plus de 3,6 millions de Nigérians, et reste bien positionné pour atteindre son objectif de 5,2 millions de bénéficiaires d’ici mi-2026.
Ce résultat dépasse les prévisions initiales, le programme étant en passe de surpasser l’objectif intermédiaire de 3,2 millions de personnes fixé dans le cadre de l’initiative « Mission 300 » avant la fin de l’exercice en cours.
Approuvé en décembre 2023, le projet vise à améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages ainsi que pour les micro, petites et moyennes entreprises, en s’appuyant sur des solutions décentralisées d’énergie renouvelable portées par le secteur privé.
Il repose notamment sur le déploiement de mini-réseaux solaires hybrides, de systèmes solaires individuels pour les particuliers et les entreprises, ainsi que sur un appui technique destiné à renforcer les capacités opérationnelles.
Les indicateurs montrent des progrès concrets, avec une capacité installée atteignant 38,76 mégawatts en mars 2026, sur un objectif final de 465 mégawatts.
En parallèle, des milliers de foyers et d’entreprises ont déjà été raccordés via des solutions solaires et des mini-réseaux. Les efforts se poursuivent pour attirer davantage d’investissements privés et améliorer le cadre réglementaire.
Malgré ces avancées, le projet reste exposé à des risques jugés « substantiels », notamment en raison de contraintes macroéconomiques, de défis de gouvernance et de limites institutionnelles.
Le programme devrait se poursuivre jusqu’en décembre 2028, avec un financement provenant de plusieurs guichets de l’Association internationale de développement.
Le Nigéria continue de s’appuyer sur des financements concessionnels multilatéraux pour soutenir ses infrastructures et son développement. Selon le Bureau de gestion de la dette, la dette du pays envers le Groupe de la Banque mondiale atteignait 19,54 milliards de dollars au 30 septembre 2025, dont 18,18 milliards issus de l’Association internationale de développement et 1,36 milliard de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).
Ce niveau d’endettement représente environ 40,34 % de la dette extérieure totale du pays, estimée à 48,46 milliards de dollars, confirmant le rôle central de la Banque mondiale parmi les principaux créanciers du Nigéria.
GIK/lb/te/Sf/APA







