Le président Cyril Ramaphosa a approuvé le déploiement de 550 soldats des Forces de défense nationale sud-africaines (SANDF) dans la province du Gauteng pour soutenir la police dans une opération de trois mois visant à combattre l’exploitation minière illégale et d’autres formes de criminalité.
Le déploiement d’une force de soutien de 550 soldats dans la province Sud-africaine du Gauteng, baptisé Opération Prosper, se déroulera du 30 janvier au 30 avril 2026 et mobilisera un budget de plus de 80 millions de rands (environ 4,9 millions de dollars), selon un communiqué officiel du commandant en chef des SANDF adressé à l’Assemblée nationale.
Le président Ramaphosa avait déjà annoncé cette opération lors de son discours sur l’État de la nation le mois dernier et l’a confirmée lundi dans une lettre adressée à la présidente de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza.
Les soldats du Gauteng rejoignent les effectifs déjà déployés dans d’autres provinces, notamment le Cap-Occidental, le Cap-Oriental et l’État libre, dans le cadre d’un soutien plus large aux forces de police.
Selon les autorités, le contingent travaillera en coordination avec le Service de police sud-africain (SAPS) pour cibler les réseaux d’exploitation minière illégale, qui se sont multipliés ces dernières années, ainsi que les zones à forte criminalité. Les forces armées auront un rôle d’appui et non de substitution à la police, avec des mécanismes stricts de contrôle pour encadrer leur action et assurer une coordination efficace.
Le déploiement militaire suscite toutefois des critiques. Des organisations de la société civile mettent en garde contre les risques liés à l’usage de la force, la responsabilité et les potentielles violations des droits humains.
Les partisans de l’opération soulignent que l’ampleur des activités minières illégales, souvent liées au crime organisé et aux conflits violents autour des ressources, nécessite des moyens renforcés et des opérations spécialisées que la police seule ne peut assurer.
Le Gauteng, moteur économique de l’Afrique du Sud, connaît une recrudescence de l’exploitation minière illégale, qui alimente selon les autorités la violence, la dégradation environnementale et les réseaux criminels.
Le gouvernement présente l’Opération Prosper comme une réponse pour démanteler les filières criminelles, protéger les communautés, sécuriser les ressources minérales et restaurer la confiance du public dans les forces de l’ordre.
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