L’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo a livré, ce jeudi 5 février 2026, un discours d’une rare fermeté, à l’occasion d’une présentation des vœux des structures du parti.
Entre exigence de légalité constitutionnelle et remobilisation de ses troupes, le président du du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a réitéré son opposition catégorique au « 4e mandat » de Alassane Ouattara.
Ce cru 2026 n’a pas dérogé à la règle : dans une atmosphère de gravité, l’ex-président ivoirien a placé le respect de la Loi fondamentale au cœur du combat de son parti. Le point d’orgue de son intervention a sans conteste été la question du quatrième mandat.
Avec un ton empreint de fermeté, Laurent Gbagbo a réaffirmé que son refus de toute remise en cause de la limitation des mandats était définitif. « Nous ne sommes pas d’accord pour le 4ème mandat et nous n’allons pas changer d’avis », a-t-il martelé.
Pour le leader du PPA-CI, cette posture n’est pas une simple opposition de circonstance, mais une nécessité pour la survie des institutions. Il a rappelé qu’en dépit des crises et des attaques armées sous sa présidence, la Constitution n’avait jamais été suspendue.
Un message clair pour l’ancien chef d’Etat : l’attachement aux règles doit être inflexible, surtout dans l’adversité. Outre les questions institutionnelles, Laurent Gbagbo a exprimé sa vive préoccupation face au nombre élevé de détenus politiques en Côte d’Ivoire.
Estimant qu’une « répression excessive nourrit l’instabilité », M. Gbagbo a appelé ses militants à intensifier les actions de solidarité envers les prisonniers et leurs familles. Pour lui, la dignité humaine demeure un socle non négociable du projet socialiste qu’il porte.
Avant son allocution, plusieurs responsables du parti se sont succédés au pupitre pour témoigner de la vitalité du mouvement. Sébastien Dano Djédjé, au nom de la Direction exécutive, a dressé le bilan d’une année 2025 marquée par « les injustices et la volonté d’exclure Laurent Gbagbo du jeu politique ».
Les élus locaux, les femmes et la jeunesse, représentés respectivement par Oualo Jean-Luc, Sylvie Dominique Bessé et James N’Drin Djé, ont tous convergé vers un même mot d’ordre : discipline et implantation territoriale.
Laurent Gbagbo a projeté ses partisans vers les défis immédiats : la réorganisation interne et la préparation du prochain congrès. En plaçant l’année 2026 sous le signe de l’offensive démocratique, le président du PPA-CI confirme que, malgré les obstacles juridiques et politiques, il entend rester le pivot central de l’opposition ivoirienne.
AP/Sf/APA







