Le gouvernement égyptien affirme avoir entamé le versement des compensations foncières liées au projet urbain et touristique d’Alam Al-Roum, un investissement de près de 29,7 milliards de dollars mené avec le groupe qatari Diar sur la côte méditerranéenne.
Le gouvernement égyptien a annoncé, mardi 20 janvier, le lancement effectif du processus d’indemnisation des propriétaires de terrains expropriés dans la région d’Alam Al-Roum, située sur la côte nord, à l’est de Marsa Matrouh. Cette zone est appelée à accueillir un vaste projet touristique et urbain développé en partenariat avec la société qatarie Diar, selon un communiqué du Conseil des ministres.
Cité dans ce communiqué, le ministre du Logement et des Agglomérations urbaines, Sherif El-Sherbiny, a indiqué que « le processus d’indemnisation des terrains a franchi des étapes décisives avec le versement effectif des montants dus aux bénéficiaires ». Les autorités assurent que les paiements ont commencé conformément aux évaluations établies par les services compétents.
Les terrains concernés par les expropriations ont été répartis en trois zones distinctes. La zone A, correspondant à la façade maritime du projet, couvre une superficie de 130,5 feddans, soit environ 55 hectares de front de mer. Les zones B et C s’étendent respectivement sur 790 feddans et 122 feddans. Selon le ministère, les compensations relatives à ces trois zones ont été engagées, en priorité pour les secteurs directement impactés par les premières phases d’aménagement.
Parallèlement au versement des indemnisations financières, le gouvernement a lancé la construction de logements alternatifs destinés aux populations déplacées. Ces habitations sont édifiées dans la zone dite d’« Al-Ghaba Al-Shagariya » (la Forêt Boisée), présentée par les autorités comme un site de relogement permettant d’assurer une transition progressive pour les résidents concernés. Aucune donnée chiffrée détaillée n’a toutefois été communiquée sur le nombre de logements livrés ou en cours de réalisation.
Annoncé en novembre 2025, le projet d’Alam Al-Roum représente un investissement total estimé à 29,7 milliards de dollars, soit environ 27,3 milliards d’euros. Il vise à transformer cette portion du littoral méditerranéen en un nouveau pôle urbain et touristique, intégrant résidences haut de gamme, infrastructures commerciales, ainsi que des établissements éducatifs et sanitaires.
Selon Hamad bin Talal Al Thani, responsable du développement et des projets en Asie et en Afrique au sein de Diar, la première phase du projet devrait être lancée en 2026. Cette étape initiale concernera environ 20 % de la superficie totale, qui s’étend sur 20,5 kilomètres carrés, et nécessitera entre quatre et six ans de travaux. Le plan global de développement du site est, quant à lui, prévu sur une durée de quinze ans.
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