La Banque européenne pour la reconstruction et le développement prévoit une année record de signatures de contrats avec le Maroc, portée par l’énergie, l’industrie et le soutien au secteur privé.
Les engagements financiers entre le Maroc et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) devraient atteindre un niveau inédit en 2025, avec un montant global estimé à près d’un milliard de dollars, a annoncé Greg Guyett, premier vice-président de l’institution financière. Cette performance marque une étape significative dans le partenariat stratégique liant la banque au Royaume.
S’exprimant à l’occasion d’un bilan annuel, Greg Guyett a souligné que cette dynamique exceptionnelle résulte d’une coopération étroite avec le gouvernement marocain, mais aussi avec les acteurs du secteur privé. « Cette année record est le fruit d’un partenariat solide avec les autorités marocaines et avec un tissu économique composé aussi bien de grandes entreprises que de petites et moyennes entreprises », a-t-il déclaré, selon l’Agence marocaine de presse (MAP).
La BERD entend poursuivre et renforcer ses investissements au Maroc, en mettant un accent particulier sur le secteur privé, considéré comme un moteur central de la croissance économique. L’objectif, selon Guyett, est de « soutenir la croissance des entreprises privées » et de renforcer leur capacité d’accès aux marchés, à travers des mécanismes de financement adaptés et des partenariats avec des banques locales.
Plusieurs programmes ont ainsi été déployés en collaboration avec des établissements financiers marocains afin de faciliter l’accès au crédit pour les PME. Ces dispositifs sont complétés par des initiatives non financières, notamment des programmes de formation et d’accompagnement, ciblant en particulier les jeunes entrepreneurs et les femmes, afin de renforcer l’inclusion économique et l’autonomisation des talents.
Sur le plan sectoriel, l’action de la BERD au Maroc couvre un large spectre de priorités stratégiques. L’énergie et l’industrie figurent au cœur de son portefeuille d’investissements, dans un contexte où le Royaume accélère sa transition vers un modèle économique plus durable. La banque intervient également dans la restructuration et le développement de projets liés à d’autres secteurs clés, notamment l’eau, considérée comme un enjeu stratégique face aux tensions hydriques croissantes.
L’énergie demeure toutefois un axe central de la stratégie de la BERD au Maroc, en particulier le développement des énergies renouvelables et le renforcement du réseau électrique. Le Royaume s’est fixé pour objectif de porter à 52 % la part des énergies renouvelables dans son mix électrique à l’horizon 2030. À ce stade, les ressources renouvelables représentent déjà plus de 45 % de la capacité installée et de l’alimentation du réseau national.
À travers ces engagements, la BERD confirme le rôle du Maroc comme l’un de ses principaux pays d’intervention dans la région, et comme un partenaire clé dans la promotion d’une croissance inclusive, industrielle et bas carbone.
MK/ac/Sf/APA







