Le 8 novembre a marqué, au fil de l’histoire africaine, plusieurs tournants politiques et militaires majeurs, de la colonisation du Congo à la lutte contre l’apartheid, en passant par les transitions démocratiques et les crises contemporaines.
Le 8 novembre 1884, à Berlin, le gouvernement allemand reconnaît officiellement l’État indépendant du Congo, propriété personnelle du roi des Belges Léopold II. Cet acte diplomatique, survenu quelques jours avant la Conférence de Berlin, scelle la légitimation européenne d’un territoire bientôt ravagé par l’exploitation coloniale.
Le 8 novembre 1942, les forces alliées américaines et britanniques lancent l’opération Torch en Afrique du Nord, débarquant à Casablanca, Oran et Alger. C’est la première offensive majeure des États-Unis sur le continent africain et un tournant stratégique de la Seconde Guerre mondiale.
Le 8 novembre 1952, à Kimberley en Afrique du Sud, la campagne de désobéissance civile menée par l’ANC contre l’apartheid dégénère en affrontements sanglants. La police ouvre le feu sur la foule à Greenpoint, faisant 13 morts et 78 blessés, lors de ce qui sera connu comme le soulèvement du Mayibuye.
Le 8 novembre 1959, la Tunisie indépendante organise ses premières élections générales. Le parti Néo-Destour du président Habib Bourguiba remporte la totalité des sièges de l’Assemblée, consacrant un régime à parti unique dans la jeune République.
Le 8 novembre 2005, les électeurs libériens participent au second tour de la présidentielle opposant Ellen Johnson-Sirleaf à George Weah. La victoire de Johnson-Sirleaf, annoncée quelques jours plus tard, fait d’elle la première femme élue présidente d’un pays africain.
Le 8 novembre 2020, au Mozambique, des insurgés islamistes attaquent plusieurs villages de la province de Cabo Delgado, tuant plus de 50 personnes, la plupart décapitées. Ces massacres s’inscrivent dans la montée de l’insurrection jihadiste qui ravage le nord du pays.
Sf/APA







