Le géant danois du transport maritime, Maersk, met en place de nouveaux frais pour les réservations annulées sur ses liaisons reliant le Maroc à treize pays d’Afrique de l’Ouest, invoquant la nécessité d’une meilleure fiabilité opérationnelle.
Le groupe maritime Maersk a annoncé l’instauration, à compter du 1ᵉʳ décembre, de frais d’annulation applicables à toutes les réservations effectuées sur la ligne reliant le Maroc à plusieurs destinations ouest-africaines. Cette mesure, selon la compagnie, vise à renforcer la fiabilité des réservations et à optimiser la gestion des capacités logistiques dans son réseau mondial.
Dans une note adressée à ses clients, Maersk précise que les frais s’élèveront à 50 dollars américains pour un conteneur de 20 pieds et à 100 dollars pour un conteneur de 40 pieds. Ces montants seront automatiquement facturés à la partie ayant effectué la réservation lorsqu’une commande confirmée est annulée ou n’est pas utilisée à la date prévue d’expédition.
L’entreprise souligne que cette politique s’inscrit dans sa stratégie d’amélioration continue de la planification des flux et de la ponctualité des services maritimes.
« Les frais seront dus dès lors qu’une réservation validée est annulée ou reste inutilisée », a indiqué Maersk, rappelant que les clients reconnaissent, par la validation d’une commande, leur adhésion à cette nouvelle politique de facturation.
La mesure concernera treize destinations d’Afrique de l’Ouest : l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, le Ghana, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Mauritanie, le Nigéria, le Sénégal et le Togo. Ces liaisons constituent une partie importante du réseau régional reliant les ports marocains, notamment Casablanca et Tanger Med, aux principaux terminaux africains.
Maersk, qui transporte plus de 12 millions d’équivalents vingt pieds (EVP) par an, affirme que ces frais visent à « garantir une meilleure utilisation des capacités disponibles et à réduire le nombre de conteneurs réservés sans être embarqués », un phénomène qui perturbe fréquemment les chaînes logistiques.
Le groupe a remercié ses partenaires pour « leur compréhension et leur coopération » dans la mise en œuvre de cette politique présentée comme une étape vers une logistique plus prévisible et efficace entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest.
MK/ac/Sf/APA







