Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) , M. Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a effectué lundi, à Abidjan, une tournée dans les centres de distribution des cartes d’électeurs.
A la fin de sa visite, il a exprimé ses impressions à l’endroit des agents du centre de retrait et des électeurs. Pour ce qui est des agents des bureaux de retrait, il a indiqué que « l’organisation est bien faite » et « ils sont tous à leur place ».
« En tout cas, j’ai vu des agents dévoués, engagés pour la mission. Pour ce qui est des électeurs, je voudrais encore les exhorter à venir retirer leur carte d’électeur, parce que l’article 5 du Code électoral dit que c’est l’inscription sur la liste électorale qui vous confère la qualité d’électeur. Et cette qualité est prouvée par la carte d’électeur », a-t-il dit.
C’est pourquoi « il est nécessaire d’avoir la carte d’électeur pour avoir la preuve de votre inscription sur la liste électorale. Donc, il faut venir chercher. Si vous avez décidé de vous inscrire sur la liste électorale, l’intérêt, c’est d’avoir une carte d’électeur pour en avoir la preuve », affirmé le président de la CEI.
« Pendant la distribution des cartes d’électeur, l’engouement qui a justifié votre inscription sur la liste électorale doit être le même quant au retrait de la carte d’électeur, voilà pourquoi j’invite les uns et les autres à venir », a-t-il fait observer.
Il a admis que « c’est vrai, il y a quelques petites échauffourées pour des questions d’incompréhension et tout ça, mais il faut être logique. Si on a décidé de s’inscrire, c’est qu’on a décidé de participer à une élection. Et dans tous les cas. Il est bon de préciser que cette carte sert pour un cycle électoral ».
Cette opération, rappellera-t-il, concerne tous les électeurs, les anciens comme les nouveaux. « Alors, si vous ne venez pas retirer la carte d’électeur, si vous êtes intéressé par l’élection des députés, vous ne pourrez pas voter, puisque vous n’aurez pas votre carte d’électeur ».
Ne disposant pas de carte d’électeur « vous ne pourriez pas voter si vous êtes intéressé par l’élection des sénateurs », a-t-il prévenu, tout en mentionnant que « la carte d’électeur n’est pas le seul document. Mais si vous venez avec la carte d’électeur, on gagne du temps ».
Interrogé de savoir s’il n’est pas inquiet du fait qu’il n’y ait pas assez d’affluence depuis le départ de l’opération de distribution des cartes d’électeurs, il a répondu « non, pas du tout. C’est une pratique en Côte d’Ivoire. Généralement, les débuts des opérations sont toujours timides ».
« Dans tous les cas, si vous ne venez pas retirer les cartes à cette période-là, exceptionnellement, le jour du vote pour que vous puissiez retirer vos cartes. On est obligé de le préciser. Mais il est bon de l’avoir maintenant parce que quand vous arrivez dans un bureau de vote, ce n’est pas pour retirer une carte d’électeur, c’est pour venir exprimer votre choix », a-t-il souligné.
Sur une question faisant état de saccage de cartes d’électeurs dans des bureaux de vote, il a assuré que « s’il y a des cartes qui sont détruites, la Commission électorale indépendante se charge immédiatement d’en éditer. Donc, ceux dont les cartes ont été détruites n’ont pas à s’inquiéter ».
« Les cartes sont éditées et mises à leur disposition dans les lieux indiqués. Mais en même temps, je voudrais rassurer les uns et les autres que la sécurité est garantie. Vous voyez, on est toujours surpris parce qu’il y a des opérations qui ne nécessitent même pas de tourments ou de violences », a-t-il poursuivi.
La campagne électorale ouverte depuis le 10 octobre, s’achève le 23 octobre 2025. L’élection met aux prises cinq candidats, dont le président sortant Alassane Ouattara, l’ex-Première dame Simone Ehivet et Jean-Louis Billon.
AP/Sf/APA





