Le gouvernement tchadien a annoncé la rupture de son partenariat avec l’ONG African Parks Network afin de renforcer la gouvernance nationale et la transparence dans la gestion des aires protégées.
Le ministre tchadien de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, a fait une déclaration au lendemain de la rupture des Accords de partenariat avec l’ONG African Parks Network (APN).
Il a rappelé que cette rupture s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance nationale des aires protégées et de garantir une gestion plus transparente, plus inclusive et conforme aux priorités du Tchad en matière de conservation et de développement durable.
Les autorités tchadiennes ont notamment relevé des insuffisances majeures dans les engagements d’APN, parmi lesquelles la recrudescence du braconnage, le manque d’investissements dans les infrastructures et la lutte anti-braconnage, une faible implication des services de l’État, et une gestion jugée opaque des fonds issus du tourisme et des financements internationaux.
Des mesures conservatoires pour garantir la continuité des services
Afin d’assurer la stabilité et la continuité des activités de conservation, le gouvernement a pris une série de mesures immédiates et structurantes.
A court terme, il est annoncé la mise en place d’une Unité de coordination provisoire chargée de superviser les Comités provisoires de gestion des aires protégées concernées, notamment le Grand écosystème fonctionnel de Zakouma (GEFZ), le parc de Siniaka Minia, la Réserve de l’Aouk et la Réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi. Il est aussi prévu la création de Comités provisoires de gestion dans chacune de ces aires, pour maintenir les activités essentielles de surveillance, de conservation et d’appui aux communautés locales.
L’une des mesures fortes est le maintien en activité de l’ensemble des agents de l’État travaillant dans les aires protégées, garantissant ainsi la poursuite des missions de terrain sans interruption. Le gouvernement réclame la rétrocession immédiate de tous les biens, équipements et matériels utilisés dans ces aires protégées.
A long terme, il est prévu le lancement du processus de création de l’Agence nationale de gestion des aires protégées, une structure pérenne visant à assurer une gestion nationale intégrée, efficace et durable des espaces naturels.
Ouverture à de nouveaux partenariats
Le gouvernement du Tchad tient à rassurer ses partenaires techniques et financiers ainsi que l’opinion publique nationale et internationale : toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la continuité du fonctionnement des parcs et réserves.
Le Tchad réitère sa détermination à protéger son patrimoine écologique exceptionnel, à valoriser ses aires protégées et à renforcer leur contribution au bien-être des populations locales. Cette nouvelle phase de gestion marque une étape importante vers une autonomisation nationale dans la préservation de la biodiversité, en accord avec les principes du développement durable et de la souveraineté environnementale.
CA/ac/Sf/APA







