Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que les récents progrès du Zimbabwe en matière de stabilisation économique pourraient être compromis par la montée des pressions budgétaires, l’accumulation d’arriérés intérieurs et la persistance de fragilités structurelles.
Dans son rapport de consultation sur le Zimbabwe, au titre de l’article IV pour 2025, publié vendredi, le FMI souligne que, la confiance dans la monnaie locale demeure faible et les réserves de change restent à un niveau critique, bien que l’économie doive enregistrer une croissance de 6 % cette année – soutenue par de bonnes performances agricoles, la flambée des cours de l’or et la solidité des transferts de fonds de la diaspora.
Le FMI appelle les autorités d’Harare à engager sans délai des réformes structurelles pour préserver les acquis macroéconomiques récents.
Selon le rapport, le Conseil d’administration du FMI a relevé « d’importants défis persistants » liés aux pressions de financement budgétaire, à l’accumulation d’arriérés intérieurs, à l’accès limité aux financements extérieurs officiels, à la faiblesse des réserves, à la faible monétisation de la monnaie nationale, à l’écart persistant entre le taux de change officiel et le marché parallèle, ainsi qu’à des lacunes structurelles et de gouvernance.
Les administrateurs ont recommandé de capitaliser sur la dynamique actuelle pour mettre en œuvre des réformes visant à relever ces défis et à garantir une stabilité macroéconomique durable.
Le rapport indique que les contraintes de financement budgétaire se sont aggravées, avec près de 600 millions de dollars d’arriérés intérieurs accumulés en 2024. Le déficit a été couvert par l’émission de bons du Trésor et des emprunts directs auprès de la Banque de réserve du Zimbabwe, entraînant une forte expansion de la liquidité domestique et une dépréciation marquée de la monnaie nationale à la fin de l’année.
Le FMI recommande en outre de réformer le cadre monétaire et de change, de renforcer la gestion des finances publiques, et d’accélérer les réformes en matière de gouvernance et de lutte contre le blanchiment d’argent.
JN/Sf/APA







