Trente migrants tentant de traverser la Méditerranée ont été interceptés par les garde-côtes libyens, tandis qu’un homme est mort noyé lors de l’opération, selon l’ONG allemande Sea-Watch.
Les faits se sont déroulés le 29 septembre, au large des côtes libyennes, lorsqu’un bateau pneumatique transportant une trentaine de personnes a chaviré sous la poursuite d’une patrouille libyenne. Quatre personnes sont tombées à l’eau. Trois d’entre elles ont pu être secourues par un navire marchand, mais la quatrième s’est noyée « sous les yeux de notre équipage aérien », a déclaré Giorgia Linardi, porte-parole de Sea-Watch.
Les survivants ont ensuite été transférés sur un bateau des garde-côtes libyens et reconduits en Libye. Ni les autorités de Tripoli ni les garde-côtes n’ont fait de déclaration à la suite de l’incident. Sea-Watch, qui a diffusé des images de la scène, dénonce une pratique récurrente : les interceptions suivies de renvois forcés vers la Libye, pays jugé non sûr par les juridictions italiennes.
Cet épisode survient après un précédent sauvetage mené plus tôt en septembre par le navire Sea-Watch 5, qui avait recueilli 66 migrants sous la menace de tirs d’une milice libyenne. L’ONG accuse par ailleurs l’Italie d’imposer une coopération obligatoire avec les garde-côtes libyens, ce qui, selon elle, « viole le droit international » en empêchant des opérations de sauvetage indépendantes.
Les autorités italiennes répliquent en accusant les ONG de ne pas coopérer avec la coordination libyenne, dans le cadre d’une politique migratoire durcie menée par la Première ministre Giorgia Meloni, incluant la rétention prolongée des navires humanitaires.
MK/Sf/APA







