Au Tchad, le groupe parlementaire Les Démocrates Élus dénonce une censure médiatique systématique de ses interventions et menace de boycotter les travaux du Sénat.
Le Groupe parlementaire Les Démocrates Élus de l’opposition au Sénat a vivement dénoncé, dans une correspondance adressée au président de l’institution, ce qu’il qualifie de « censure systématique » de ses activités et interventions dans les médias publics.
Dans cette lettre signée par le président par intérim du Groupe, Sébastien Mbaigolmem, les élus de l’opposition affirment que leurs prises de parole ne sont pas diffusées, leurs images occultées et leurs votes systématiquement passés sous silence, tandis que ceux de la majorité bénéficieraient d’une large exposition dans les médias publics.
Le Groupe parlementaire estime que cette situation constitue « une atteinte manifeste au droit à l’information du peuple tchadien » et une violation flagrante du rôle de contre-pouvoir garanti par la Constitution.
Face à ce qu’ils considèrent comme une marginalisation médiatique inacceptable, les sénateurs du groupe Les Démocrates Élus menacent de suspendre purement et simplement leur participation aux travaux du Sénat et du Congrès si des mesures urgentes ne sont pas prises pour rétablir un traitement équitable dans la couverture médiatique.
« La crédibilité du parlement dépend aussi du respect scrupuleux du pluralisme et de la capacité de la majorité à entendre le son discordant de l’opposition », insiste le courrier.
Le groupe appelle donc le président du Sénat, Haroun Kabadi, à intervenir sans délai pour que cette situation soit corrigée et que l’opposition puisse exercer son rôle dans le respect des règles démocratiques.
CA/ac/Sf/APA







